Ily a plein de choses qui Ă©taient hors de mon contrĂŽle dans cette histoire et c’est plutĂŽt joli que ça se passe comme ça. On est un label indĂ©pendant, ce n’était pas prĂ©vu qu’on IlĂ©tait prĂ©vu tant d’autres choses. Sauf que ça ne s’est pas du tout passĂ© comme cela. Insomnie du samedi soir, stress du dimanche et nausĂ©e du lundi. Aujourd’hui Ă©tait le jour de mes rĂ©sultats. J’ai attendu, attendu d’avoir moins peur avant de regarder. Mais en rĂ©alitĂ© c’est comme un pansement que l’on doit retirer. siça crie la famine C'Ă©tait prĂ©vu qu'le Noir se soit fait banane Mais au final c'est l'raciste qui glisse sur une peau d'Obama C'Ă©tait pas prĂ©vu le terrorisme Qu'ĂȘtre un kamikaze soit un acte d'hĂ©roĂŻsme Ça explose, le monde est montĂ© Ă  rebours On joue aux billes avec des grenades dans la cour Qu'on s'entasse dans les villes, loin des provinces Comme dans les batteries d'Ă©levage Bref lĂ  oĂč il y a un hic pour moi c'est qu'en ce moment elle hĂ©berge sa niĂšce (ou filleule je sais plus) qui a une vingtaine d'annĂ©es et que je ne connais pas. Et lĂ , donc une heure Ă  peu prĂšs avant le rendez-vous elle me dit qu'elle l'emmĂšne avec elle Saufque c’était il y a 12 ans. Et David n’est toujours pas mort. Le mec, pire qu’Aznavour qui fait sa tournĂ©e d’Adieu pendant 15 ans. Et en fait, Il a refait des tests et le cancer a reculĂ© et je cite David : “Finalement, je ne vais pas mourir et c’est assez embĂȘtant”. Ah, ça l’a refroidi. Mais pas autant que prĂ©vu. Comme aVI5. Au BrĂ©sil, Ă  Mandirituba, le cĂ©lĂšbre Monster Truck “Monstro Of Road” a tentĂ© de traverser une riviĂšre avec des passagers Ă  bord et vous allez le voir, les choses ont plutĂŽt mal tournĂ©. Sur une musique parfaitement adĂ©quate la bande-son de Titanic, le “Monstro Of Road” s’est Ă©lancĂ© dans ce point d’eau en espĂ©rant ressortir sur l’autre rive. Seulement voilĂ , cela ne s’est pas du tout passĂ© comme l’imaginait le conducteur. Et on ne va pas se mentir, il fallait s’en douter. Car oui, mĂȘme si nous ne remettons absolument pas en cause les qualitĂ©s tout-terrains de ce Monster Truck, il fallait bien prĂ©voir que ce dernier ne rĂ©sisterait pas sous tout ce poids et dans une eau aussi profonde. RĂ©sultat, le poids lourd a lentement sombrĂ© avant de rester coincĂ© au milieu de l’eau, complĂštement coincĂ©. La scĂšne nous rappelle alors Ă  une mauvaise parodie du chef d’Ɠuvre de James Cameron avec Leonardo DiCaprio et Kate Winslet en rĂŽles principaux
 Un monster truck traverse un point d’eau avec de nombreux passagers – Web Zapping Un moteur noyĂ©, un ! En descendant trop profondĂ©ment dans ce point d’eau, le Monster Truck s’est tout simplement noyĂ©. Eh oui, son moteur s’est retrouvĂ© sous l’eau et impossible de fonctionner comme cela. RĂ©sultat, tous les passagers ont dĂ» repartir Ă  la nage et ça n’a vraiment pas dĂ» ĂȘtre un plaisir. En tous cas, ils peuvent remercier les gĂ©nies qui ont eu cette idĂ©e. Lire aussi sur Il se fait passer pour un basketteur professionnel et vole une Audi R8 VIDEO – Comment se garer avec style 
 ou pas À prĂšs de 350 km/h sur l’autoroute allemande, il fend l’air dans sa Bentley Continental GT Speed ! Tu Ă©cris ça va, je veux bien te croire, mĂȘme si mentir n'est pas ce que tu fais le mieux. Tu es plutĂŽt gamin avec la vĂ©ritĂ©, la seule que tu aies jamais dĂ©fendue est la vĂ©ritĂ© vraie parce qu'elle en dit trop pour s'avouer vaincue, mais en rajouter n'est pas mentir et l'exagĂ©ration est toujours chez toi un art de ne pas prendre au sĂ©rieux la tragĂ©die de la vie. Dire et redire et reredire Ă  n'en plus finir, parler vite et beaucoup, Ă©crire une fois encore et toujours plusieurs fois, se faire des lignes de mots ça oui, tu sais. Tu as tracĂ© ton style vingtiĂšme siĂšcle Ă  peine coupĂ© au suivant, celui oĂč rien ne va plus, ni le progrĂšs ni la domination de l'homme sur la nature, ha ha l'homme, et la nature putain, ces vieilles façons de voir ça ne veut plus rien dire. Tu n'as pas trop suivi ces derniers temps mais le vent a tournĂ©, le climat, la guerre, le feu, les fachos, aprĂšs tout qu'on se dĂ©merde, toi tu as fini ton dernier livre, celui qui annonce la seule suite possible, sans blague, cette fois, la fin ? La fin, oui, c'est ce que tu Ă©cris. Je me souviens que tu as commencĂ© Ă  me dire Ça va pas quand tu commençais Ă  Ă©crire Ça va, que tu as dit Ça va vraiment pas quand tu Ă©tais dans l'Ă©criture de Ça va, et LĂ  ça va plus du tout quand Ça va a Ă©tĂ© terminĂ©. Depuis que Ça va est sorti c'est vrai que tout va de pire en pire. Le monde va pire mĂȘme si on peut pas dire que c'Ă©tait mieux avant, et tu vas pire aussi, comme tu l'Ă©cris finalement, tout en faisant le brave, p. 99, ainsi presque Ă  la fin. Je viens d'acheter la biographie de Beckett, tu te souviens de ce gros livre paru il y a dĂ©jĂ  un certain temps, tu l'as certainement quelque part dans ta bibliothĂšque, enfin tu l'avais parce que ça y est, tu ne l'as plus, ni celui-lĂ  ni aucun livre, tu n'as plus de bibliothĂšque, ça tombe bien, tu ne lis plus, d'ailleurs tu n'as plus rien de ce qui faisait ton style et ton indĂ©pendance. Mon ami tu voulais me filer ton Ă©dition rare de Madame Bovary, tu m'en avais parlĂ© des dizaines de fois et chaque fois ça m'agaçait, tu devais le voir, c'Ă©tait comme si tu ne comprenais pas que j'ai une idĂ©e de la valeur sans rapport avec le prix du livre, comme si tu avais voulu me remettre sur les rails d'une bourgeoisie qui n'est que ce qu'elle a, alors que toi et moi n'en avons rien Ă  battre. J'y ai rĂ©flĂ©chi, tu devais savoir ce que tu faisais, c'Ă©tait simplement pour me dire que tu m'aimes, tu sais bien que je t'aime aussi, d'ailleurs j'avais dit merci pour te faire plaisir mais je n'en ai pas besoin, j'ai dĂ©jĂ  Madame Bovary chez moi depuis longtemps, je la connais par cƓur. Heureusement tu n'as pas eu le temps de filer tes objets choisis Ă  qui tu avais prĂ©vu, trois livres, deux tableaux peut-ĂȘtre, c'est lĂ  toute l'excentricitĂ© de ton testament non Ă©crit, ça s'est passĂ© autrement. Tu n'as rien eu Ă  donner car tout Ă©tait Ă  prendre, et voilĂ  le travail, j'ai pensĂ©, ainsi se font les liquidations quand l'amitiĂ© ne veut rien dire du tout, et pas d'enfant Ă  soi. Une fille ou un fils qu'est-ce que ça peut foutre, une Zazie aurait Ă©tĂ© pas mal pour ton Gabriel, ta doublure au cinoche que tu te fais dans ta littĂ©rature, mais qui tu serais avec cette mĂŽme, toi l'enfant Ă©ternel de ta mĂšre ? J'ai appris que Beckett et sa mĂšre c'Ă©tait toute une histoire, elle s'est tourmentĂ©e pour lui, il a souffert par elle, ils s'aimaient trop, je me suis dit, mais il y a de la guerre aussi dans sa biographie. Je l'ai commencĂ©e par le dernier chapitre, comme si Beckett, le maitre de ton Gaby, allait dĂ©chiffrer les lignes de ta main durcie par l'arthrite, et j'ai lu ça "Les examens pratiquĂ©s Ă  l'hĂŽpital Pasteur ont rĂ©vĂ©lĂ© que Beckett Ă©tait sĂ©rieusement sous-alimentĂ©." Tu sais, je voulais te dire, tu n'es pas obligĂ© de faire tout comme lui. Maigre comme jamais, on dirait bien en effet que tu es fini, comme tu l'Ă©cris, mais je peux quand mĂȘme te le dire, mĂȘme si ça ne changera rien, je sais que c'est la vie de mourir Ă  la fin, mais je prĂ©fĂšrerais te rappelles, il y a longtemps, la chanson qui nous faisait rigoler, la solitude ça n'existe pas, c'Ă©tait pas mal vu cette histoire de tĂ©lĂ©s et de radios qui assurent une prĂ©sence. Dans ta Californie Ă  4000 par mois il y a des tĂ©lĂ©s dans toutes les chambres, voilĂ , personne n'est seul. Tu n'allumes pas la tĂ©lĂ©, c'est con. Parmi tes amis il y a deux tendances, ceux qui ne viennent pas te voir parce que ça les emmerde, et ceux qui viennent te voir parce que c'est leur devoir. Avec ton Ă©tudiant prĂ©fĂ©rĂ©, on est venus pleins d'amitiĂ© et on s'est fait jeter par tes gardes du corps. AprĂšs ta rafale de SMS vides aussi inquiĂ©tants que des bouteilles Ă  la mer, on a voulu revenir au moins une fois parce que tu sais ça nous serre le cƓur tout ça, mais j'ai cassĂ© ma voiture en partant de Lyon. Was muss sein muss sein. Alors je t'Ă©cris, peut-ĂȘtre que tu me liras, peut-ĂȘtre pas et je me promĂšne avec ton livre dans mon sac, il contient tous les autres et pourtant il ne pĂšse pas lourd, c'est pratique, et quand j'en lis des passages il m'arrive de m'amuser Ă  t'entendre pour de vrai comme si on Ă©tait attablĂ©s chez Angelo, comme avant. Mais avant c'est habitais chez toi et voilĂ  que soudain, problĂšmes de santĂ©, absence d’un aidant, hospitalisation... les Ă©vĂšnements imprĂ©visibles jalonnent la vie, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de te prendre une chambre, un sĂ©jour court pour commencer, qui deviendrait long jusqu'Ă  ce que mort s'ensuive grĂące Ă  une solution d’accueil souple et modulable. Ça a Ă©tĂ© vite fait. Tu t'es retrouvĂ© dans ce nouveau dĂ©cor oĂč le bonheur se mesure en baies vitrĂ©es et en musique d'ambiance et oĂč la mort, comme tu l'affirmes toi aussi, Ă©picurien par Montaigne et par provocation, n'existe pas du tout. Dans ton livre, tu prĂ©sentes ça comme une sorte d'Ă©thique de l'impossibilitĂ© technique, dans ce centre de loisirs oĂč personne n'a lu ton livre, c'est pour des raisons de gestion commerciale et de prĂ©vention du stress en collectivitĂ©, qu'importe, c'est cool, la mort disparait grĂące Ă  l'arrivĂ©e de nouveaux vieux tout neufs, ici tout est fait pour la matiĂšre et l'Ă©tendue ad vitam ĂŠternam, mon ami on dirait bien que tu t'es pris du sursis en te laissant condamner Ă  ça y est, tu y es, pas Ă  l'orpea, Ă  l'autre, c'est pareil, salons cosy au rez-de-chaussĂ©e et dĂ©tresse dans les Ă©tages mais qui va se plaindre ici, les rĂ©sidents encore vaillants redoublent de sourires et d'amabilitĂ©s, on dirait qu'ils tiennent Ă  continuer d'affirmer l'humanitĂ© Ă  laquelle on peut prĂ©tendre tant qu'il y a de la vie. Et tu as vu, quelle chance, ton nouveau sweet home est Ă  deux pas de ton appartement de la tour du milieu oĂč tu avais construit tes murs de livres et de tableaux et disposĂ© pour ton plaisir les photos de ta mĂšre jeune, de toi adulte, et quelques cartes postales. Tu t'Ă©tais fait, au fil du temps et Ă  force de ne jamais bouger, ton intĂ©rieur de cĂ©libataire selon tes goĂ»ts et tes amitiĂ©s, les deux toujours ensemble. Ici Ă  l'hotel California c'est diffĂ©rent, rien n'est Ă  toi. C'est plus simple, et tu verras, tu vas t'y faire de rien avoir du tout, ni pantalons ni chemise propre, ni amis en visite. On t'a bien accrochĂ© quelques-uns de tes tableaux mais ils ont perdu leur Ăąme dans le transport, oĂč est la diffĂ©rence, personne ne s'en est aperçu Ă  part toi et moi et ton Ă©tudiant prĂ©fĂ©rĂ©, parce que nous savons que certaines choses, oui, ont une Ăąme qu'on appelle hau, et prĂ©fĂšrent la perdre plutĂŽt que de se laisser arracher Ă  leur environnement. Pas grave. Cet accrochage bizarre adoucit au moins la culpabilitĂ© de ceux qui t'ont mis lĂ . Tu connais le problĂšme avec les attachements, quand tu aimes il faut partir. Toi qui n'as jamais pu dĂ©mĂ©nager tu n'allais pas parier, au point oĂč tu en es, sur un avenir meilleur ailleurs, non, ça se prĂ©sentait comme un petit intermĂšde, une villĂ©giature pour ton bien et pour celui de tes ĂȘtres chers, ceux qui choisiront les fleurs et les lectures et feront diffuser la premiĂšre Suite pour violoncelle, celle en sol majeur, que mon frĂšre Ă©tait venu jouer Ă  l'enterrement de Philippe, mais pour toi ce sera ton CD des Suites par Tortelier, les moments plus forts que soi ne se jouent pas deux fois, et aprĂšs tout, Tortelier tu aimes bien, c'est ta gĂ©nĂ©ration, on ne va pas se battre pour des interprĂ©tations. Tes ĂȘtres chers ne vont pas rĂ©flĂ©chir aux interprĂ©tations non plus, c'est dĂ©jĂ  assez de tout organiser, d'ailleurs tu ne discuteras pas, ils ont le dessus, tu n'es pas encore mort qu'ils te rappellent Ă  l'ordre auquel tu n'as jamais cessĂ© d'appartenir malgrĂ© ton poing levĂ©, si gĂ©nial, Ă  la fin de ton dernier cours, devant un amphi plein Ă  craquer, tu te souviens, les applaudissements ce jour lĂ  on les a entendus jusqu'au sommet des Alpes. Bon, maintenant c'est un autre temps, il faut se calmer, la dĂ©cision Ă©tait de raison, comme toujours quand il s'agit de trouver Ă  chaque problĂšme sa solution technique et Ă  chaque systĂšme sa morale Ă  deux balles, ainsi une raison que tu as acceptĂ©e, que faire d'autre, hein, mais avoue que le salon avec ses chaises roulantes et son programme d'activitĂ©s variĂ©es, gym douce, atelier mĂ©moire, chansons d'hier et d'aujourd'hui, jeux de sociĂ©tĂ©, tout ça colle mal avec tes activitĂ©s les plus habituelles et les plus nĂ©cessaires, acheter les journaux en bas de chez toi, les lire au Centenaire en face de la fontaine des trois ordres, Ă©crire ta page dans l'aprĂšs-midi, boire un verre de rouge avec ton Ă©tudiant prĂ©fĂ©rĂ©, mais bon, tu n'es pas du genre Ă  faire la gueule, parce que tu le sais, il faut mettre du cƓur Ă  la vie sociale pour s'intĂ©grer dans l' on dirait que c'est souvent la fĂȘte, les ballons sont toujours suspendus dans le grand hall du rez-de-chaussĂ©e, quelle chance, il y a beaucoup d'anniversaires, autant que de rĂ©sidents, Ă  droite en entrant c'est le restaurant ouvert, style cĂŽte ouest, le piĂšge Ă  mouches, il y a des vases avec des vraies fleurs et des nappes en coton bien blanches et bien repassĂ©es, les repas ne sont pas des plateaux de cantine, pas des portions de prison ni des plats rĂ©chauffĂ©s mais des menus de haute qualitĂ© labellisĂ©s par l'un des meilleurs guides gastronomiques de France, pas Michelin, l'autre, mon ami rions un peu, le message, c'est que si tu manges bien tu vas bien. Tu as perdu des tonnes de kilos, c'est vrai, mais ce n'est pas que la bouffe est mauvaise, ça doit ĂȘtre un problĂšme que tu as. Ta maladie peut-ĂȘtre ? Ou comme les bĂ©bĂ©s, le manque d'affection ? Ne crois pas que tu n'en mĂ©rites pas, entends comme le personnel est respectueux de ta personne, vous ĂȘtes tous une personne, toi aussi, une personne, un Senior mĂȘme, car il n'y a pas de pauvres Ă  l'hĂŽtel California, il n'y a que des Seniors, le fric rend jeunes et beaux les vieillards les plus seuls, alors est-ce que tu kiffes cette ambiance de l'aisance? Et cette chambre du fond, oĂč ça sent le pipi et d'autres choses encore, comme un vrai petit chez toi ?"
 le dĂ©goĂ»t que j'ai de la sentimentalitĂ©, cƓur sec, yeux secs, surtout penser Ă  se protĂ©ger des larmes publiques, se servir de prĂ©fĂ©rence de larmes artificielles, vite, du collyre ! " Tu Ă©cris ça, dans Ça d'accord, moi non plus je ne pleure pas. Mais je te jure, Arthur, que j'ai bien envie de tout pĂ©ter. À part ça ça va. Ton Ă©tudiant prĂ©fĂ©rĂ© Ă©crit de l'excellente poĂ©sie, tu sais ça ?Allez, je t'embrasse. No. Quand on fait un plan Ă  plusieurs, plein de choses peuvent arriver
 Et parmi elles, du tout Ă  fait inattendu ! Le cul, j’aime beaucoup ça, mais comme tout le monde ou presque, j’ai mes limites. Et lĂ , je veux parler des choses que je pense ne JAMAIS vouloir essayer. Pourtant, comme disait l’autre, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis
 Au commencement, il y avait l’envie de faire un plan Ă  plusieurs Jusqu’à il y a quelques mois, mon copain et moi n’avions jamais fait de plan Ă  plusieurs ensemble. Ce n’est pas vraiment que l’envie nous manquait, plutĂŽt que nous n’avions pas vraiment eu l’occasion jusque-lĂ . Alors nous avons voulu forcer la chance en s’inscrivant sur une appli de rencontre libertine. Et c’est par ce biais que nous avons fini par bien accrocher avec un couple qui nous ressemblait pas mal. Tous les deux avaient la vingtaine, Ă©taient un peu hipsters et se dĂ©crivaient comme plutĂŽt classiques ». Ils nous ont dit qu’ils voulaient juste s’amuser Ă  plusieurs. Alors on a fini par boire un verre tous les quatre. Puis, comme on s’est tous bien entendu, le rendez-vous Ă©tait pris la semaine suivante pour chafouiner tous ensemble chez mon bien-aimĂ©. Les plans Ă  plusieurs ne commencent pas toujours comme prĂ©vu Le jour est venu. C’était un dimanche et nous avons accueilli ce duo avec des pizzas ça passe en toute occasion et de l’alcool pour se donner un peu de courage. Nous Ă©tions comme deux petits couples faisant une soirĂ©e posĂ©e entre ami‱es. Je dis ça parce que l’heure tournait et qu’au bout d’un moment, je me suis sĂ©rieusement demandĂ© comment ou si ça allait commencer. C’est pas tout, mais je travaillais le lendemain. On bossait tous le lendemain d’ailleurs. C’est-quand-qu’on-baise ? Alors j’ai lancĂ© des regards Ă  mon mec. Il me rĂ©pondait en me serrant fort la main. J’ai lancĂ© des regards Ă  l’autre mec. Il m’a fait des sourires un peu gĂȘnĂ©s. Mon mec a lancĂ© des regards Ă  l’autre fille. Elle lui a rĂ©pondu par de grands sourires. Et puis elle m’a lancĂ© de grands regards, l’air de dire moi aussi, j’attends que ça commence ». Mais rien ne se passait. RIEN. On avait fini nos pizzas, bu notre vin, il Ă©tait bientĂŽt 23H30 et on a commencĂ© Ă  parler de ce nouveau jeu vidĂ©o. C’en Ă©tait trop, c’était comme si tout le monde Ă©vitait le sujet alors qu’on savait tous pourquoi on s’était rĂ©unis. Alors j’ai dĂ©cidĂ© de mettre les pieds dans le plat pour le bien de tous c’est mon cĂŽtĂ© grand seigneur et j’ai balancĂ© Bon, et on commence quand sinon ? » La fille a lĂąchĂ© un grand sourire, m’a sautĂ© dessus pour m’embrasser tout en disant MAINTENANT ! » Faire un plan Ă  plusieurs avec de nouvelles personnes, c’est particulier Coucher pour la premiĂšre fois avec quelqu’un est toujours particulier. Les corps sont toujours diffĂ©rents, les goĂ»ts, les attentes aussi. Bon, lĂ , on avait chacun deux nouveaux corps Ă  dĂ©couvrir. Alors c’était plutĂŽt maladroit mais on s’est bien amusé‹es. On s’embrassait les un‱es les autres, se caressait, se lĂ©chait, se pĂ©nĂ©trait. Ouais, c’était cool. Et puis aprĂšs un certain temps Ă  faire des galipettes, je me suis retrouvĂ©e nez Ă  nez avec la vulve de cette autre fille. J’ai commencĂ© Ă  lui mettre un doigt, elle m’a souri et m’a dit Mets la main. » Il y a une petite information que je ne vous ai pas donnĂ©e jusque-lĂ . Cette fille est colombienne et elle s’exprime de ce fait avec un petit accent. Alors tout naturellement, je me suis dit qu’elle s’était trompĂ©e d’expression. Ça arrive, surtout dans ce genre de situation. Alors je lui ai demandĂ© de rĂ©pĂ©ter et elle a dit Mets la main. » Comment je me suis retrouvĂ©e Ă  fister une fille lors d’un plan Ă  plusieurs Le fist ne m’avait jamais attirĂ©e. Au contraire, j’étais jusque-lĂ  un peu traumatisĂ©e par des pornos que j’avais vus. Je me souviens aussi de blagues graveleuses qui me dĂ©goĂ»taient un peu plus encore de la pratique. Mais sur le coup, je me suis dit que si c’était ce qu’elle voulait, ça ne me coĂ»tait moralement rien de le faire sur elle. AprĂšs tout, ce n’était pas moi qui allait me prendre une main. Je ne savais pas trop comment m’y prendre. Alors je l’ai jouĂ© improvisation et j’ai commencĂ© par insĂ©rer un puis deux doigts. Comme je sentais son vagin plus extensible encore, j’ai insĂ©rĂ© un troisiĂšme doigt. C’était tout doux, tout chaud. J’ai continuĂ© Ă  la caresser, puis assez rapidement j’en entrĂ© un quatriĂšme doigt. J’étais hypnotisĂ©e par la scĂšne. Ce que j’ai ressenti en fistant cette fille J’ai alors senti que c’était le moment, que le vagin de ma partenaire Ă©tait prĂȘt. J’ai resserrĂ© tous mes doigts et j’y ai insĂ©rĂ© ma main entiĂšre, jusqu’à mon poignet. Je me souviens que son mec a alors demandĂ©, en toute naĂŻvetĂ©, en regardant mon bras Mais
 Elle est oĂč ta main ? » Je sentais que la fille Ă©tait sur le point de jouir. Alors j’ai resserrĂ© mes doigts en poing et j’ai continuĂ© Ă  faire comme des va-et-vient jusqu’à ce qu’elle vienne. C’était vraiment fou. J’ai senti sur l’ensemble de ma main les vagues de son orgasme. J’avais dĂ©jĂ  fait jouir des gens avec mes doigts, mais ça, je ne l’avais jamais senti. À ce moment prĂ©cis, le reste du monde semblait inexistant. C’était une expĂ©rience extrĂȘmement intense entre nous. Je crois d’ailleurs me souvenir que mon copain a essayĂ© de me pĂ©nĂ©trer alors que je la fistais mais a rapidement abandonnĂ© l’idĂ©e devant mon absence de rĂ©action. Alors aprĂšs ça, on s’est arrĂȘté‹es, on a repris notre souffle et l’autre couple a fini par rentrer dormir. C’est pas tout mais comme je le disais plus haut, on travaillait le lendemain ! Que sommes-nous devenu‱es aprĂšs ce plan Ă  plusieurs ? Mon copain avait apprĂ©ciĂ© l’expĂ©rience, mais je ne pense pas que ce que nous avons tous deux vĂ©cu ce soir-lĂ  est comparable. Je veux dire par lĂ  que j’ai vraiment eu l’impression de vivre quelque chose d’extraordinairement fort avec cette fille. AprĂšs ça, nous avons refait une fois un plan Ă  plusieurs avec le mĂȘme couple, mais emploi du temps oblige, nous n’avons jamais vraiment eu l’occasion d’en faire plus. Ce n’est pas grave, cette fille et moi sommes devenues depuis bonnes amies nous sommes mĂȘme parties en vacances ensemble ! TĂ©moignez sur Madmoizelle ! Pour tĂ©moigner sur Madmoizelle, Ă©crivez-nous Ă  [email protected] On a hĂąte de vous lire ! PremiĂšre visite ? Le moteur de recherche vous permet de naviguer dans la base de donnĂ©es en cherchant une personne, un spectacle, une structure ou une Ɠuvre. Vous pouvez aussi commencer par un spectacle choisi au hasard
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Synon. s'attendre Ă , augurer, prĂ©dire, prĂ©sager, prophĂ©tiser, pressentir, l'avenir, les Ă©vĂ©nements futurs; prĂ©voir une bataille, la date des Ă©clipses, la famine, la guerre, l'orage, la tempĂȘte; prĂ©voir les consĂ©quences et les effets de qqc. Je prĂ©vis enfin les maux qui devoient accabler mon malheureux pays Genlis, Chev. Cygne, 1795, prĂ©lats du quinziĂšme siĂšcle ... ne prĂ©voyaient certainement pas plus Luther et Calvin que les gens de cour ne prĂ©voyaient la rĂ©volution française Guizot, Hist. civilis., leçon 11, 1828, le mouvement de l'air Ă©tait du sud au nord et ça laissait prĂ©voir de la grosse pluie Giono, Baumugnes, 1929, Du premier jour, Picquart prĂ©vit l'Ă©pouvantable crise et adjura ses chefs de la conjurer en faisant justice de la trahison, en exposant aux yeux de tous l'impartiale vĂ©ritĂ©. Ses chefs refusĂšrent de l'entendre. Clemenceau, Vers rĂ©paration, 1899, PrĂ©voir que... Je prĂ©vois, Ă  mon grand regret, madame, qu'il ne me sera pas possible d'aller cette semaine Ă  Cernay Lamennais, Lettres Cottu, 1819, Il est Ă  prĂ©voir que..., tout fait prĂ©voir que... Il Ă©tait, d'ailleurs, Ă  prĂ©voir que les Allemands porteraient la lutte au-delĂ  de la MĂ©diterranĂ©e De Gaulle, MĂ©m. guerre, 1954, les premiers jours de dĂ©cembre, tout fait prĂ©voir que la 1rearmĂ©e ne pourra s'emparer de Colmar sans de nouveaux et durs combats De Gaulle, MĂ©m. guerre, 1959, Il est aisĂ©, il est facile de prĂ©voir que... Les munitions nous manquaient et de cela seul il Ă©tait aisĂ© de prĂ©voir que nous devions tous pĂ©rir sous le feu des paysans, quand nous ne pourrions plus les repousser Courier, Lettres Fr. et Ital., 1806, Ă©tait facile de prĂ©voir que le gouvernement allait ĂȘtre contraint de faire des Ă©lections Maurois, Ariel, 1923, Rien n'arrive comme on le prĂ©voit. DĂ©cidĂ©ment, rien n'arrive comme on le prĂ©voit; ce n'Ă©tait pourtant pas trop mal machinĂ© Huysmans, LĂ -bas, 1891, − Envisager des possibilitĂ©s. PrĂ©voir toutes les rĂ©ponses, toutes les solutions, des exceptions. Ils ne savent rien, ils ne prĂ©voient rien, ils n'ont ni plan, ni idĂ©es, ni hasards heureux Zola, DĂ©bĂącle, 1892, prĂ©voyez toujours le pire! Au moins ne le dites pas, si vous le prĂ©voyez. On fait venir les choses, quand on en parle comme ça Montherl., Fils personne, 1943, iv, 1, Empl. abs. On est toujours surpris par les circonstances, le hasard, la maladie ou la mort; mĂȘme par l'incendie ou tel autre accident. À quoi bon se fatiguer Ă  prĂ©voir, quand l'imprĂ©vu est infini? Amiel, Journal, 1866, − Disposer, organiser d'avance, dĂ©cider pour l'avenir. PrĂ©voir un repas en l'honneur de qqn. Tout a Ă©tĂ© prĂ©vu. Tout ce que je sais, c'est qu'il n'arrivera rien que vous n'ayez rĂ©glĂ©, prĂ©vu et ordonnĂ© de toute Ă©ternitĂ© E. de GuĂ©rin, Journal, 1838, planning, envisagĂ© Ă  cette date et qui sera miraculeusement respectĂ©, prĂ©voit la fabrication de la bombe en trois ans Goldschmidt, Avent. atom., 1962, La notion d'une vigoureuse rĂ©sistance ne devait pas exclure du reste, pour le commandement, le devoir de prĂ©voir et d'organiser, pour le cas d'un Ă©chec, une ou plusieurs lignes de repli, comme aussi d'amĂ©liorer les organisations dĂ©fensives existantes... Foch, MĂ©m., 1929, Comme prĂ©vu. Comme on l'avait pensĂ©, organisĂ©, dĂ©terminĂ© par avance. Le plan Marshall a pris fin, comme prĂ©vu, avec l'annĂ©e fiscale amĂ©ricaine 1952-53, le rĂ©sultat cherchĂ© ayant Ă©tĂ© accompli Univers Ă©con. et soc., 1960, Empl. abs. Gouverner, c'est prĂ©voir. Dict. xxes.. REM. PrĂ©voyable, peut ĂȘtre prĂ©vu. Synon. vieilli de d'avis que l'on gardĂąt la cocarde tricolore ... en conservant des couleurs qu'avaient lĂ©gitimĂ©es tant de triomphes, on ne prĂ©parait point Ă  une rĂ©volution prĂ©voyable un signe de ralliement Chateaubr., MĂ©m., 1848, et Orth. [pʀevwaʀ], il prĂ©voit [-vwa]. Conjug., v. voir sauf fut. je prĂ©voirai et cond. je prĂ©voirais. Ac. 1694, 1718 prevoir; dep. 1740 prĂ©-. Étymol. et 1284 [ms.] concevoir, imaginer d'avance ce qui doit arriver» Brunet Latin, TrĂ©sor, [ms. BN fr. 12581], Ă©d. P. Chabaille, 2. a 1537 [Ă©d.] envisager les Ă©vĂ©nements Ă  venir et prendre les mesures, les prĂ©cautions nĂ©cessaires» J. Marot, Sur les deux heureux voyages de Genes et Venise, Lyon, F. Juste, fol. 63 ro; b α 1669 disposer, organiser d'avance» Racine, Britannicus, IV, 4, 1391 ds OEuvres, Ă©d. P. Mesnard, ÎČ 1960 comme prĂ©vu Univers Ă©con. et soc., loc. cit.. Empr. au lat. praevidere voir auparavant, apercevoir d'avance, prĂ©voir» de prae-, v. prĂ©- et videre, v. voir, francisĂ© d'apr. voir. L'a. fr. employait, de prĂ©fĂ©rence Ă  prĂ©voir, le verbe pourvoir* au sens de concevoir, envisager». FrĂ©q. abs. littĂ©r. 2535. FrĂ©q. rel. littĂ©r. xixes. a 3264, b 2643; xxes. a 3427, b 4518.

c était pas prévu comme ça