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Dansle quartier de Wall Street à New York, le 9/11 Memorial rend hommage aux 2 977 victimes des attentats du 11 septembre 2001. Deux bassins gravés des noms des victimes occupent désormais le
Lemusée du 11 septembre explore également de manière plus approfondie les conséquences sociales et politiques du 11 septembre. En mémoire des attentats du 11 septembre, vous pouvez aujourd'hui visiter le musée, le
Commechaque 11 septembre les noms des victimes sont égrenés au mémorial de New York. George W. Bush, président lors des attentats, a pris la parole depuis Shanksville (Pennsylvanie), où l
Alorsqu'hier marquait le 10ème anniversaire des tragiques attentats du 11 septembre 2001, aujourd'hui le mémorial du 11 septembre a été ouvert au public. Le mémorial du World Trade Center est situé là où se trouvaient les tours jumelles à l'époque. Il mesure 3 hectares, et comporte deux immenses bassins de granit noir, à l'endroit
XsKA. A New York un mémorial existe en lieu et place des deux tours du World Trade Center. Le site recevait, avant la pandémie de Covid-19, plus de trois millions de visiteurs par an. De nombreux chefs d’État, et même le pape, l’ont visité. Les attentats se sont produits aux débuts du l’ère du numérique ce qui a permis de collecter énormément de témoignages enregistrés pendant la tragédie, et confère à ce musée une atmosphère toute particulière. Deux immenses bassins aux dimensions exactes des deux tours disparues représentent le World Trade Center. L’eau s’engouffre dans un deuxième parallélépipède creusé au centre de chaque fontaine, et disparait. L’eau tombe et circule dans ce grand vide, elle représente l’éternité », commente Clifford Chanin, vice-président exécutif du musée du 11-Septembre à New York. Tout autour des deux bassins, les noms des victimes sont gravés sur un parapet noir. L’entrée du musée se situe juste à côté le lieu de mémoire se déploie sur onze mille mètres carrés en sous-sol, et le volume des bassins vu du dessous, fait partie intégrante du musée. Les visiteurs circulent ainsi autour de l’empreinte des deux tours disparues. Les écoliers ont ainsi la possibilité de constater avec quelle envergure le World Trade Center habitait la ville de New-York, c’est affolant pour eux de voir ça », explique Clifford Chanin, Ils ont l’habitude d’observer de petits objets dans les musées, mais là , c’est énorme et c’est tout le génie des architectes ils se sont rendus compte que pour honorer les tours, le meilleur moyen était de montrer leur taille réelle. » Un camion de pompiers écrasé par l'effondrement de la tour, au Musée du 11-septembre © Anne Corpet/RFI ► À écouter États-Unis - Pennsylvanie 11-Septembre, le vol oubliéLes dernières paroles des disparusLe son et l’image sont très présents dans les allées du musée. Partout, entre les vestiges de la catastrophe, des haut-parleurs diffusent des témoignages on entend les appels affolés des secouristes sur les lieux de l’attentat, les coups de fil passés par les locataires des tours à leurs proches, des extraits poignants. 2001, c’était le début de l’ère du numérique, rappelle Clifford Chanin, et nous avons réalisé en pensant à la conception du musée que nous avions à notre disposition des archives exceptionnelles, qui représentaient un point de vue très intime de l’événement. Nous avons eu accès à ce qu’ont vécu les personnes prises dans la tragédie, à travers leur voix, leurs paroles. Nous avons décidé de diriger le récit de la catastrophe vers cette intimité inédite. On entend les gens au dernier moment de leur vie, leur réflexion, la panique, le courage, et cela a une force extraordinaire. »Les visiteurs sont saisis, et notamment les jeunes qui ne se souviennent pas de cette journée ou qui n’étaient pas nés. Cela m’a semblé très lourd, réagit Julia, dix-sept ans, venue de Seattle. Le plus choquant pour moi c’est de voir la réaction des gens qui ne s’attendaient pas à cette attaque. Il arrive des choses atroces tout le temps mais l’aspect inattendu de celle-ci m’a vraiment frappé. » Je venais visiter un lieu chargé d’histoire et je me suis retrouvée projetée dans la pleine réalité de l’événement » confirme son amie Emily, dix-huit ans, un peu ébranlée par la visite, avant d’ajouter Ma mère a travaillé au World Trade Center. Elle n’y était plus employée quand les attentats se sont produits. Mais c’est seulement en visitant le musée que j’ai réalisé ce à quoi elle a échappé. » Jennifer Gardner et son fils Michael, qui avait quatre ans lorsque son père Doug est mort dans les attentats. © Anne Corpet/RFI Je ne veux pas y aller, c’est traumatisant pour moi »Jennifer Gardner nous reçoit chez elle dans son appartement de l’Upper East Side. Elle a perdu son mari dans l’attaque du 11-Septembre, et en vingt ans, elle ne s’est rendue que deux fois au Mémorial. Juste pour voir son nom gravé sur le parapet » explique-t-elle. Et la quinquagénaire, dont l’émotion est toujours palpable lorsqu’elle évoque le souvenir de son mari disparu, ajoute Je n’ai jamais été à l’intérieur et j’en ai pas envie car je sais ce qui s’est passé ce jour-là et je n’ai pas besoin de le revoir, c’est trop pour moi et il n’est pas là -bas. Doug est dans mon cœur, je le vois à travers mes enfants, il vit dans le souvenir de ceux qui l’aimaient. Je suis très contente qu’il y ait ce mémorial, mais c’est traumatisant pour moi, et je ne veux pas y aller. » Chaque 11 septembre, Jennifer et ses enfants écoutent la liste des noms des victimes égrenée à la télévision. Ils se rendent ensuite à Central Park, près d’un banc où la famille avait ses habitudes avant l’attentat. Le nom de Doug Gardner, disparu il y a vingt ans, y a été gravé.► À lire aussi 11-Septembre 20 ans après, le World Trade Center entre commémoration et reconstruction
En quelques heures ce 11 septembre 2001, les tours jumelles du World Trade Center de New York s’effondrent, frappées par un double attentat terroriste. Vingt ans plus tard, la vie a repris sur le site, et l'architecture des nouveaux lieux n'y est pas étrangère. De notre envoyée spéciale à New York,Les ouvriers sont à l’œuvre, les camions de chantiers défilent, des grues de plusieurs centaines de mètres parsèment ce paysage vertical. Un travail de fourmi tant le lieu est gigantesque. De nouvelles tours se construisent à Ground Zero depuis déjà plusieurs années. Trônant dans ce perpétuel chantier, le One World Trade Center, le gratte-ciel qui a remplacé les tours jumelles. Le projet démarre en 2005. Inauguré en 2014, le plus haut bâtiment des États-Unis donne le vertige la Freedom Tower comme elle était autrefois appelée tour de verre de 541 m, 104 étages, est transpercée par les rayons du soleil qui lui donnent un aspect hors du commun ; quelques nuages l’auréolant de part et d’ un signe en mémoire de toutes les victimes du 11 septembre 2001. Ce jour-là , deux avions de ligne percutent les tours jumelles. Un autre éventre le Pentagone, avant qu'un quatrième ne s’écrase dans la campagne avant d'avoir pu atteindre sa cible - le Capitole, selon toute vraisemblance. L’attaque est menée par des terroristes d’al-Qaïda. Près de 3 000 personnes meurent ce jour-là dans ce qui est considéré comme l’attentat terroriste le plus sanglant de l’Histoire. Retrouver la lumière L’objet principal de ce One World Trade Center est la lumière. Son rôle est de créer un faisceau lumineux qui va marquer le site dans le ciel. C’est une tour qui va toujours interagir avec la lumière », confie Rami Abou-Khalil du cabinet d’architecture et d’urbanisme SOM, qui a construit les plus hautes tours du monde, dont la célèbre Burj Khalifa, et qui est à l'origine du One World Trade construction des nouvelles tours sur le lieu du drame entend symboliser la renaissance après la mort. Ou comment se tourner vers l’avenir après un drame sans précédent. Et en contemplant le lieu, nul doute que le poumon économique de New York n’est pas mort, bien au expérience à l’échelle humaine et à l’échelle urbaineDepuis le 28e étage de la 7 World Trade Center, qui en compte 52, la vue sur ce complexe de presque 16 hectares est imprenable. Il abritait jusqu'en 2001 les tours jumelles ; aujourd'hui, seules sont visibles les empreintes des deux tours effondrées. Au cœur de cet espace meurtri se trouvent entre autres, pour le moment - les travaux étant toujours en cours - la tour numéro 1, la numéro 4, la 7, le mémorial du 11-Septembre ouvert en 2010 entouré d’une forêt de chênes ainsi qu’un musée. Cela crée un site très fort, qui marque l’absence de ces tours », raconte Rami Abou-Khalil. Et l’architecte d’expliquer que les nouveaux gratte-ciel ont eu besoin de répondre non seulement au traumatisme, mais aussi aux nouveaux besoins de sécurité ».En effet, comment bâtir sur un lieu où le monde entier a vu en temps réel des gens sautant dans le vide pour échapper aux flammes qui emportaient les tours jumelles il y a vingt ans ? Le mémorial est là pour que tous s’en souviennent. Parallèlement, reconstruire plus haut signifie montrer que cette tragédie ne nous a pas défaits. » D’où l’envie de reconstruire plus fort, plus grand. Ne pas se laisser abattre. La Freedom Tower dépasse ainsi tout entendement 305 000 m2 de verre en extérieur, 241 000 m2 de superficie, une flèche de 124 mètres de hauteur, soit la plus haute du monde. Dans ce gratte-ciel, de nouvelles normes de sécurité ont été mises en place pour évacuer, que ce soit au niveau des escaliers ou des ascenseurs, mais aussi au niveau de la base du bâtiment, un carré de 63 mètres de côté, un peu surélevé par rapport au niveau du sol pour éviter toute attaque à la voiture-bélier. Le cœur de la tour est également différent des tours détruites puisque le béton y a été renforcé. Sa base est en métal et en béton armé. Le One World Trade Center a pour objectif de pouvoir être évacué en une heure maximum. L’humilité dans la démesure Mais l’endroit le plus important de ce site étant le mémorial, le One World Trade Center est architecturalement très humble », tempère Rami Abou-Khalil. En effet, la forme de la tour peut sembler simple, mais très iconique, pour qu’un enfant puisse la dessiner s’il la voit ». Et avec le temps, grâce à sa simplicité, les New-Yorkais aiment de plus en plus ce lieu. »Aujourd’hui les habitants de la ville sont en effet de retour sur le site, même si la pandémie du Covid-19 a éloigné nombre de personnes travaillant dans les bureaux des tours. Guéri, même si la cicatrice est indélébile, le site du World Trade Center a repris goût à la vie, et le mémorial semble avoir catalysé la guérison de ce lieu inédit. Déambuler près des fontaines inversées sur lesquelles les noms des victimes sont gravés, au cœur de Manhattan, ressemble à un pèlerinage entre recueillement et joie de vivre. Des roses sont déposées près des noms des victimes le jour de leur anniversaire. Un symbole de résilience dans ce nouveau » lieu, plus humain que jamais, où cohabitent mémoire et vie. Chronologie du 11 septembre 2001. © RFI / Studio graphique FMM
Publié le 12/09/2011 à 0759 , mis à jour à 0930 Dix ans après les attentats de 2001, l'Amérique a célébré ses victimes hier. Le président Obama a inauguré le mémorial du 11-septembre, à l'endroit où s'élevaient les tours jumelles. Hier, les États-Unis ont célébré, dix ans après, le souvenir des victimes des attentats du 11-septembre 2001. Le temps d'une matinée, le pays s'est plongé dans le silence, le recueillement et le souvenir. Le président Barack Obama s'est rendu à New York, au bassin nord du mémorial de Ground Zero, à l'endroit où s'élevait la tour nord du World Trade Center. Il s'est avancé main dans la main avec son épouse Michelle, accompagné de George W. Bush, président au moment des attentats, et de sa femme Laura. Dans un silence irréel, les travaux sur le chantier ayant cessé dans la matinée et la circulation ayant été interrompue dans ce secteur de Manhattan, le chef de la Maison blanche a effleuré les noms des victimes, gravés dans la pierre, avant de saluer des membres de familles de victimes et des personnalités. Moments de silence Puis il a pris la parole, lisant le psaume 46, dans lequel il est dit que Dieu est notre refuge et notre force ». Une foule immense était massée autour du site, agitant pour certains des drapeaux américains, pour suivre la cérémonie retransmise sur un écran géant et écouter la lecture des noms des personnes décédées dans les attentats. Un moment de silence a été observé aux minutes exactes où, 10 ans plus tôt, les avions ont percuté les tours jumelles et où ces dernières se sont effondrées. Des instants de recueillement similaires étaient aussi prévus au Pentagone et dans le champ de Pennsylvanie, à Shanksville, où s'est écrasé l'un des avions et où s'est également rendu Barack Obama. Discret depuis son départ de la Maison blanche début 2009, George W. Bush s'était rendu samedi à Shanksville pour un hommage aux passagers et membres d'équipage qui se sont révoltés contre les pirates de l'air. Le souvenir de cette matinée est toujours vivace, comme l'est la douleur », a dit l'ancien président américain. Le chiffre 1 776 pieds > de hauteur. La Freedom Tower, ou Tour de la Liberté, la future One World Center, sera la tour la plus haute des Etats-Unis, culimant à 541 mètres. Soit 1776 pieds. Une mesure symbolique, en écho à l'année de l'indépendance des Etats-Unis. Elle devrait être achevée en 2012. L'Amérique recueillie Hier les familles des victimes ont découvert pour la première fois le mémorial du 11-Septembre, un espace paysagé de trois hectares construit sur le site même des anciennes tours jumelles du World Trade Center. Deux immenses bassins avec des cascades intérieures portent sur leur margelle le nom gravé en bronze des 3 000 victimes, dans un agencement rassemblant les proches ou les amis. De nombreuses familles sont allées dimanche caresser les noms gravés, et y apporter des fleurs. D'autres commémorations ont eu lieu, en Pennsylvanie, sur le lieu du crash du vol 93 d'United Airlines, mais aussi à la cathédrale Saint-Patrick de New York en hommage aux 343 pompiers disparus, ou encore à l'US Open. Photos inédites des attentats du 11-Septembre Suivante Ces clichés, publiés par la chaîne ABC News, ont été pris à bord d'un hélicoptère de la police de New York, peu après les attaques du 11 septembre AFP/Courtesy of ABC Nouvelles / NYPD / Detective Greg Semendinger Suivante
Le silence, vingt ans après le chaos. Les Etats-Unis ont commémoré samedi le 11-Septembre à travers des hommages aux quelque personnes tuées il y a vingt ans dans les pires attentats djihadistes de l’Histoire. Une cérémonie très solennelle mais emplie d’émotion s’est d’abord tenue durant quatre heures sous un ciel bleu limpide – comme lors de ce funeste matin du mardi 11 septembre 2001 – au musée mémorial de Manhattan, à New York, là où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites par les attaques d’ présence du président Joe Biden, de ses prédécesseurs Barack Obama et Bill Clinton, une première minute de silence a été observée à 08h46, précisément vingt ans après que le premier avion piraté par le commando islamiste a percuté la tour Nord. A la tribune du mémorial, sous les arbres, Mike Low, qui a perdu sa fille Sara, hôtesse de l’air dans cet avion, a parlé d’un lieu de mémoire apaisant » construit sur les ruines de Ground Zero », où s’élèvent aujourd’hui de nouveaux noms des disparusSur ce site, devant les immenses bassins qui ont remplacé les tours, se sont succédé, comme chaque année pendant des heures, des proches de disparus lisant et évoquant – en larmes, la voix étouffée par l’émotion – les noms et le souvenir des personnes mortes sur les trois lieux des attentats dont à New York. La cérémonie de Manhattan a été rythmée par des hommages en musique – à la flûte, au violon ou en chanson – comme avec la star américaine Bruce Springsteen qui a chanté I’ll see you in my dreams à la guitare minutes de silence ont été observées pour l’effondrement des deux tours, l’attaque contre le Pentagone près de Washington et le crash d’un des avions dans la campagne de Shanksville, en Pennsylvanie, où se sont également tenues des et les forces du mal »Sur ce champ de Pennsylvanie, où le vol United Airlines 93 s’est écrasé après la résistance héroïque de passagers, l’ancien président républicain George W. Bush, au pouvoir le 11 septembre 2001, a déploré la désunion politique de son pays. Dans les semaines et les mois qui ont suivi les attentats du 11-Septembre, j’étais fier de diriger un peuple impressionnant, résilient et uni. Si on parle de l’unité de l’Amérique, ces temps semblent lointains », a déclaré le 43e président des Etats-Unis. Des forces du mal semblent à l’œuvre », a estimé Bush à propos du climat politique américain, dénonçant la colère, la peur et le ressentiment ». Notre nation et notre avenir en commun nous inquiètent », a estimé l’ancien président républicain, qui avait déclenché l’intervention américaine en Afghanistan en représailles au 11-Septembre. L’actuel locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, s’est rendu aussi à la mi-journée à Shanksville. Lors d’un échange dans une caserne de pompiers, il s’est félicité de l’appel à l’union de Georges W. Bush. Il avait plaidé vendredi soir pour l’unité » des dirigeants et citoyens américains. Sa vice-présidente, Kamala Harris, a martelé le même message à Shanksville. Dans leur ligne de mire, leur prédécesseur Donald Trump, accusé d’avoir prospéré au pouvoir sur les fractures de la politique et de la société américaines. L’homme d’affaires républicain, qui n’a pas renoncé à la politique, a fustigé l’incompétence » de l’administration Biden pour le retrait militaire américain d’Afghanistan qu’il a qualifié d’horrible ».Mais Joe Biden a défendu sa décision de retirer les troupes. Est-ce qu’Al-Qaïda pourrait revenir ? Oui, mais je vais vous le dire, ils sont déjà de retour dans d’autres endroits », a-t-il dit aux journalistes à Shanksville. Quelle est la stratégie ? Nous devons envahir tous les endroits où se trouve Al-Qaïda et y laisser nos troupes ? Soyons sérieux », a-t-il ajouté. Il s’est ensuite rendu au Pentagone, près de Washington, où 184 personnes avait péri, dernière étape de cette journée de commémorations.
Réservé aux abonnés Publié le 10/09/2021 à 1908, Mis à jour le 11/09/2021 à 1950 Une personne se tient sous la pluie avec une rose rouge au mémorial du 11 septembre avant le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre à Manhattan, New York. ANDREW KELLY/REUTERS REPORTAGE - Le mémorial créé sur le site où périrent 2753 personnes évoque un monde à la fois proche et lointain. Envoyé spécialSur une esplanade entre les immeubles de la pointe sud de Manhattan, s’ouvrent deux immenses fosses carrées, où l’eau s’écoule en silence le long des parois de granit sombre. Au fond de ces bassins se reflètent le ciel et les façades, autour de deux autres puits plus profonds dans lesquels se déversent de nouvelles cascades. Sur le pourtour, un parapet de bronze porte les noms gravés des victimes des attentats du 11 septembre 2001, et d’une attaque précédente, quand une camionnette piégée avait explosé en 1993 dans le parking souterrain du World Trade Refléter l’Absence», ce curieux monument qui s’enfonce dans le sol au lieu de s’élever vers le ciel, comme le faisaient les deux tours du World Trade Center, a été inauguré pour le dixième anniversaire des attentats en 2011. Il est devenu depuis l’une des principales destinations touristiques de New York. Quelques années plus tard, un musée a ouvert sur le site, lui aussi situé en dessous du niveau du lire aussi11-Septembre l’histoire glaçante derrière la photographie du Falling Man»En… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à liberté n’a pas de frontière, comme votre à lire votre article pour 0,99€ le premier mois Déjà abonné ? Connectez-vous
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