EdwardHopper. Un article de WikipĂ©dia, l'encyclopĂ©die libre. Vous lisez un « bon article ». Edward Hopper Autoportrait (1906). ƒuvres rĂ©putĂ©es Soir bleu (1914)Maison au bord de la voie ferrĂ©e (1925)Automate (1927)Chop Suey (1929)Room in New York (1932)Les Noctambules (Nighthawks) (1942)Conference at night (1949)Bureau d'une petite ville (1953) Edward Hopper, Maisonau bord de la voie ferrĂ©e est un tableau de l'artiste amĂ©ricain Edward Hopper rĂ©alisĂ© en 1925. Il s'agit du premier succĂšs artistique et commercial du peintre[1]. Le tableau est exposĂ© au MoMa Ă  New-York[2]. ï»żMaisonau bord de la voie ferrĂ©e, Edward Hopper, 1925, MoMA, New York. En suivant, c’est le Whitney Museum of American Art qui fait l'acquisition d'un tableau de 1930 intitulĂ© TĂŽt un dimanche matin (en anglais : Early Sunday Morning). En 1933, le MoMa de New York organise la premiĂšre rĂ©trospective sur l’Ɠuvre d'Edward Hopper. À lire aussi : 10 choses Ă  savoir sur David 5 Second Story Sunlight. En rĂ©ponse Ă  un questionnaire reçu lors de l’acquisition de l’Ɠuvre par le Whitney Museum, Edward Hopper en a ainsi dĂ©crit le sujet, esquivant, comme Ă  son habitude, toute explication : « Cette peinture Pour tout connaĂźtre sur l'art direction "BAAM de l'art dans les Ă©pinards !" les enfants Ă  l’art, faire venir les Ɠuvres des Te4v2LJ. House by the Railroad / Maison, prĂšs de la voie ferrĂ©eOeuvre d'Edward Hopper 1882-19671925huile sur du MoMA prĂ©sentĂ©e dans l'exposition "Être moderne LE MOMA Ă  Paris"Ă  la Fondation Vuitton, UNIPOP HISTOIRE 17/35 16h ADIEU BONAPARTE DE YOUSSEF CHAHINE ÉGYPTE/FRANCE 1985 1H55 AVEC MICHEL PICCOLI
 Avide de puissance et de gloire, Bonaparte entame la campagne d’Égypte. Loin de ces prĂ©occupations guerriĂšres, le gĂ©nĂ©ral Caffarelli part Ă  la dĂ©couverte de ce pays et de son Ăąme
 Sous l’apparence d’une fresque historique, Youssef Chahine livre le portrait intime d’un gĂ©nĂ©ral amoureux des sciences et du peuple Ă©gyptien. 18h30 LE COURS ÉGYPTOLOGIE, ÉGYPTOMANIE, ÉGYPTOFOLIE, par Claude Aziza, historien L’INTERVENANT Cf. biographie de Claude Aziza dans la partie Unipop littĂ©rature, art et cinĂ©ma, p. 79. COURS PRÉCÉDENTS NĂ©ron, le mal-aimĂ© de l’histoire ; Rome par ses historiens ; Le peplum, un mauvais genre ; Pompéï ou le volcan providentiel ; Les procĂšs de JĂ©sus. LE COURS Pyramides, sphinx et obĂ©lisques ja- lonnent la voie de ceux que le mystĂšre des pha- raons fascine et qui cherchent chez Isis le secret de la sagesse. L’Égypte rend fous ceux qu’elle veut perdre
 dans les dĂ©lices de l’égyptomanie. Mais entre l’égyptophilie et l’égyptomanie, il y la distance qui sĂ©pare le voyageur des XVIIe et XVIIIe siĂšcles, friand d’orientalisme, du savant du siĂšcle suivant, qui vient de crĂ©er une science nouvelle l’égyptologie. Autrement dit, l’égyptomanie est fille de l’amour Ă©gyptophilie et de la science Ă©gypto- logie. Quant Ă  l’égyptofolie
 20h30 AÏDA DE CLEMENTE FRACASSI ITALIE 1953 1H40 AVEC SOPHIA LOREN
 AĂŻda, princesse Ă©thiopienne, est l’esclave de la fille du pharaon. Toutes deux se disputent le cƓur de RadamĂšs, chef suprĂȘme des armĂ©es chargĂ© de repousser les troupes Ă©thiopiennes marchant sur l’Égypte
 Dans cette adaptation du cĂ©lĂšbre opĂ©ra de Verdi, la prestation de Sophia Loren, doublĂ©e pour les parties chantĂ©es et teinte en noir pour incarner AĂŻda, fut saluĂ©e par la critique. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE UNIPOP ARTS, LITTÉRATURE & CINÉMA 13 16h30 et 20h30 SHIRLEY, UN VOYAGE DANS LA PEINTURE D’EDWARD HOPPER DE GUSTAV DEUTSCH AUTRICHE 2013 1H33 AVEC STEPHANIE CUMMING, CHRISTOPHE BACH
 InspirĂ©e par JosĂ©phine, la femme d’Edward Hopper, Shirley fait le rĂ©cit de cette AmĂ©rique de la Grande DĂ©pression jusqu’à l’aprĂšs-guerre. À travers treize tableaux du peintre amĂ©ricain, ce film anime la vie des États- Unis de l’époque, son contexte social, culturel, et l’atmosphĂšre de solitude et de mĂ©lancolie peints par Edward Hopper. Entre peinture et cinĂ©ma, fixitĂ© et mouvement, les images rĂ©vĂšlent l’étrange et l’anodin, l’énigmatique du quotidien. L’entreprise osĂ©e de Gustav Deutsch met aussi en Ă©vidence la proximitĂ© entre le cinĂ©ma et la peinture, deux arts qui ont en partage la lumiĂšre. Et une fois de plus, on constate le lien et l’influence mutuels, Ă©vidents dĂ©sormais, entre l’Ɠuvre d’Edward Hopper et le cinĂ©ma. 18h30 EDWARD HOPPER, par Jean-Loup Bourget, professeur Ă©mĂ©rite d’études cinĂ©matographiques, critique Ă  la revue Positif. L’INTERVENANT Professeur Ă©mĂ©rite d’études cinĂ©matographiques, Jean-Loup Bourget est aus- si critique pour la revue Positif. Il s’intĂ©resse Ă  la culture amĂ©ricaine et plus particuliĂšrement Ă  son cinĂ©ma. Il a notamment travaillĂ© sur les cinĂ©astes europĂ©ens installĂ©s Ă  Hollywood. Il est l’auteur d’ouvrages de rĂ©fĂ©rence tels que Hollywood, la norme et la marge Ă©d. Armand Colin. LE COURS Edward Hopper 1882-1967 est l’auteur de tableaux devenus des icĂŽnes de l’AmĂ©rique, La Maison prĂšs de la voie ferrĂ©e », Nighthawks » ou New York Movie ». De ces toiles, paysages urbains ou scĂšnes d’intĂ©rieur, Ă©mane souvent une impression de mĂ©lancolie, voire d’aliĂ©nation. Avant de connaĂźtre la notoriĂ©tĂ©, Hopper a sĂ©journĂ© Ă  Pa- ris, gagnĂ© sa vie comme illustrateur, pratiquĂ© la gravure
 Ses maĂźtres sont Robert Henri et John Sloan, des peintres rĂ©alistes. Il se tient Ă  l’écart des avant-gardes en 1953, il signe une pĂ©tition contre la trop grande place accordĂ©e Ă  l’abstraction, mais il n’est pas non plus un peintre engagĂ©, et dĂ©nie toute signification sociale Ă  son Ɠuvre. Il s’inscrit avant tout dans une tradition les artistes qu’il ad- mire le plus sont Rembrandt, le graveur Meryon et Degas. Sa gloire, surtout posthume, est attestĂ©e par l’hommage de nombreux cinĂ©astes. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE SÉANCE ANIMÉE DRÔLES DE PETITES BÊTES de Arnaud Bouron, Antoon Krings France 2017 1h28 VF Avec Kev Adams, Virginie Efira, Emmanuel Curtil Lorsqu’Apollon, un grillon baladin au grand cƓur, arrive au village des petites bĂȘtes, il ne tarde pas Ă  perturber la vie du Royaume tout entier
 PiĂ©gĂ© par la cousine de la Reine Marguerite, la jalouse et diabolique Huguette, Apollon est accusĂ© d’avoir enlevĂ© la souveraine, semant la panique dans la ruche
 Marguerite est en rĂ©alitĂ© captive des Nuisibles, complices d’Huguette qui en profite pour s’emparer du trĂŽne ! Apollon le Grillon, aidĂ© de Mireille l’Abeille, Loulou le Pou et ses nouveaux amis, se lance alors dans une pĂ©rilleuse mission de sauvetage.
 suivi d’un activitĂ© DĂ©corations de NoĂ«l inscription indispensable Ă  l’atelier 05 56 46 39 39 ou Ă  la caisse du cinĂ©ma Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE OPÉRA LA BOHÈME LA BOHÈME de Claus Guth GENRE OPÉRA DE GIACOMO PUCCINI – OPÉRA BASTILLE Italie 2017 2h35 Vostf Avec MimĂŹ Sonya Yoncheva, Musetta Aida Garifullina, RodolfoAtallaAyan,Marcello ArturRuciƄski Puccini nous livre une histoire d’amour bouleversante et quelques-unes de ses plus belles pages d’opĂ©ra. La mise en scĂšne de cette production est confiĂ©e Ă  Claus Guth qui situe le drame dans un futur sans espoir oĂč l’amour et l’art de- viennent la derniĂšre transcendance. Est-ce parce que Murger avait lui-mĂȘme connu cette existence au cours de sa jeunesse ? Nul autre que lui ne sut dĂ©crire avec plus de justesse, dans ses ScĂšnes de la vie de bohĂšme, ces artistes fauchĂ©s, crĂšve‑la‑faim, prĂȘts Ă  brĂ»ler un manuscrit contre un peu de feu mais qui rĂȘvaient une autre vie Ă  l’ñge de la bourgeoisie matĂ©rialiste triomphante. En s’emparant de ces scĂšnes, Puccini nous livre, Ă  travers la relation du poĂšte Rodolfo et de la fragile Mimi, une histoire d’amour bouleversante et quelques-unes de ses plus belles pages d’opĂ©ra. La mise en scĂšne de cette nouvelle production est confiĂ©e Ă  Claus Guth qui situe le drame dans un futur sans espoir oĂč l’amour et l’art deviennent la derniĂšre transcendance. PLACES À L’UNITÉ â€ș 18 € ABONNEMENT â€ș 48 € LES 4 PLACES Carte non nominative, valable pour une saison, en vente Ă  la caisse du cinĂ©ma. Programme de la saison disponible sur Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE UNIPOP HISTOIRE 16 16h15 & 20h30 DE GAULLE, LE DERNIER ROI DE FRANCE DE PATRICK ROTMAN FRANCE 2017 1H45 Chez Charles de Gaulle, tout rappelle les gestes d’un souverain sa haute taille, son style, son rapport avec le peuple
 Une autre Ă©poque, que raconte le documentariste Patrick Rotman C’est le contact presque mystique, charnel, entre le roi et ses sujets », explique-t-il. Coutumier du documentaire politique dont François Mitterrand ou le roman du pouvoir ou le double portrait consacrĂ© Ă  Jacques Chirac, le rĂ©alisateur livre une chronique historique minutieuse, entiĂšrement rĂ©alisĂ©e Ă  partir d’images d’archives. Il revient sur la personnalitĂ© du gĂ©nĂ©ral, homme cultivĂ©, brillant et ayant une haute idĂ©e de sa fonction, mais aussi sur les grands Ă©vĂ©nements jalonnant ses deux mandats, comme le putsch des gĂ©nĂ©raux, la rĂ©conciliation franco-allemande ou mai 68, replacĂ©s dans le contexte d’une Ă©poque oĂč le monde Ă©tait en pleine mutation. LA TÉLÉVISION SOUS DE GAULLE ET SOUS CONTRÔLE 1958-69, par Aude Vassallo L’INTERVENANTE Auteure de La TĂ©lĂ©vision sous de Gaulle, le contrĂŽle gouvernemental de l’infor- mation De Boeck-Ina, 2005, Aude Vassallo a Ă©tĂ© conseillĂšre historique auprĂšs de la Fondation Charles de Gaulle Historial aux Invalides, commĂ©- moration du 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin, site De Gaulle, parole publique », etc.. Elle collabore aujourd’hui Ă  des productions audiovisuelles en tant que documentaliste auprĂšs d’Yves Jeu- land, GrĂ©gory Magne, Karel Prokov, etc. ou, plus rĂ©cemment, comme co-auteure de documentaire avec Serge Moati. LE COURS Censures, propagande, commandes d’émissions la tĂ©lĂ©vision des annĂ©es de Gaulle est dominĂ©e par le pouvoir. Et c’est par le biais d’un ministĂšre aujourd’hui disparu — celui de l’Information — que le gouvernement affirme son autoritĂ© ; ses objectifs rĂ©former l’ORTF et porter la bonne parole du pouvoir. Mais vouloir contrĂŽler la tĂ©lĂ©vision, ses programmes et ses informations ne s’improvise pas de quelle façon ce ministĂšre s’y prend-il pour inculquer au grand public citoyen la politique de la grandeur » poursuivie par le gĂ©- nĂ©ral de Gaulle ? Que fait-il pour Ă©touffer les oppositions ? Et surtout, y parvient-il ? Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE AVANT-PREMIÈRE JUSQU’À LA GARDE de Xavier Legrand France 2017 1h33 VF Avec Denis MĂ©nochet, LĂ©a Drucker, Mathilde Auneveux Le couple Besson divorce. Pour protĂ©ger son fils d’un pĂšre qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagĂ©e au pĂšre qu’elle considĂšre bafouĂ©. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empĂȘcher que le pire n’arrive. PrimĂ© Ă  Venise et Ă  St Jean de Luz, Jusqu’à la garde est un vrai-faux premier long mĂ©trage puisque le rĂ©alisateur Xavier Legrand y reprend le dispositif narratif de son premier film court, Avant que de tout perdre – avec LĂ©a Drucker – dont le succĂšs en 2014 avait Ă©tĂ© retentissant Oscars, CĂ©sar, festival de Clermont-Ferrand
. Les problĂ©matiques de la violence conjugale Ă©taient dĂ©jĂ  au cƓur d’un rĂ©cit immersif. La version longue » gagne en subtilitĂ©, Ă  l’image de son titre au double sens vĂ©nĂ©neux. Jusqu’à la garde s’ouvre en une sĂ©quence pleinement fondatrice l’audition du couple devant la juge des affaires fa- miliales pour dĂ©cider de la garde de leur fils. Non seulement cette sĂ©quence oriente le scĂ©nario et sa cohorte de pĂ©ripĂ©ties, mais elle donne aussi le ton du film avec ses partis pris de mise en scĂšne qui crĂ©ent la tension. FilmĂ©e dans l’intensitĂ© de sa durĂ©e, cette scĂšne installe le spectateur Ă  la place de la juge, le confronte Ă  ses doutes et Ă  la parcellaritĂ© de son point de vue. La suite du film est Ă  l’avenant sidĂ©rant, inconfortable, effrayant. Xavier Legrand avoue ses aspirations, de Kramer contre Kramer Ă  Shining, en passant par La Nuit du chasseur. Pour autant, nul cinĂ©ma de genre ici, mĂȘme si certaines scĂšnes sont Ă©prouvantes pour les nerfs. Le travail sur le son en particulier est anxiogĂšne la dramaturgie sonore est aussi soignĂ©e que certains plan-sĂ©quences et les co- mĂ©diens sont tous parfaits, malgrĂ© des partitions mutiques difficiles Ă  tenir. Jusqu’à la garde appuie courageusement lĂ  oĂč ça fait mal, en un point nĂ©vralgique entre conju- galitĂ© et parentalitĂ©. Un film dont la vision est aussi glaçante qu’illuminante. ⎄ NICOLAS MILESI Une soirĂ©e organisĂ©e en partenariat avec Le Club Soroptimist de Bordeaux et La Maison de Simone. Tarif unique â€ș 10 €. RĂ©servez Places en vente le soir mĂȘme auprĂšs du Club Soroptimist de Bordeaux, dans le hall du cinĂ©ma. Les bĂ©nĂ©fices de la soirĂ©e seront reversĂ©s Ă  l’association La Maison de Simone. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE UNIPOP ARTS, LITTÉRATURE & CINÉMA 12 16h15 PÉCHÉ MORTEL DE JOHN M. STAHL ÉTATS-UNIS 1945 1H50 AVEC GENE TIERNEY
 Ellen Berent et Richard Harland se rencontrent dans un train et tombent amoureux. Ils se marient et s’installent dans un chalet au bord d’un lac. Mais Ellen est folle de jalousie
 Gene Tierney campe une des femmes fatales les plus vĂ©nĂ©neuses du cinĂ©ma, dans ce mĂ©lodrame en Technicolor aux airs de film noir. 18h30 HOLLYWOOD, LA CITÉ DES FEMMES par Antoine Sire L’INTERVENANT Écrivain et cadre dans la com- munication, Antoine Sire est aussi un cinĂ©phile. Il a frĂ©quentĂ© l’Action Christine et le Mac-Mahon, et fut un adepte du CinĂ©ma de minuit animĂ© par Patrick Brion. Il a Ă©crit sur le cinĂ©ma et est passĂ© de l’autre cĂŽtĂ© de l’écran Ă  une occasion, aux cĂŽ- tĂ©s de Jean-Louis Trintignant dans Un homme et une femme de Claude Lelouch. ÉpaulĂ© par Thierry FrĂ©maux, il s’est lancĂ© dans l’écriture du trĂšs bel ouvrage Hollywood, la CitĂ© des femmes Ă©ditions LumiĂšre/Actes Sud, 2017. LE COURS L’ñge d’or d’Hollywood 1930-1955 Ă©tait dominĂ© par les hommes. Quelques producteurs dĂ©cidaient de tout, y compris du nom des actrices et de leur couleur de cheveux. Pourtant Katharine Hepburn, Bette Davis, Vivien Leigh, Lauren Bacall, Rita Hayworth, Barbara Stanwyck, Joan Fontaine, Gene Tierney et bien d’autres stars fĂ©minines ont rĂ©ussi Ă  Ă©chapper aux stĂ©rĂ©otypes et mĂȘme Ă  faire changer le regard de la sociĂ©tĂ© sur les femmes, malgrĂ© une censure draconienne. Si les produc- teurs capitalisaient sur le glamour », la qualitĂ© des films repose aussi sur le travail acharnĂ© de ces actrices, qui luttaient sans cesse pour obtenir des rĂŽles Ă  la hauteur de leur talent, qu’il s’agisse de drames, de comĂ©dies ou de films d’aventure. 20h30 LETTRE D’UNE INCONNUE DE MAX OPHÜLS ÉTATS-UNIS 1948 1H26 AVEC JOAN FONTAINE, LOUIS JOURDAN
 Un pianiste vieillissant reçoit une lettre d’une jeune femme inconnue, qui lui retrace l’amour qu’elle Ă©prouve secrĂštement pour lui depuis l’enfance
 Un des meilleurs rĂŽles de Joan Fontaine habituĂ©e des personnages d’ingĂ©nues, sublimĂ©e par la mise en scĂšne virtuose d’OphĂŒls. Le film fut pourtant un terrible Ă©chec commercial Ă  sa sortie. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE LA P’TITE UNIPOP 4 LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA de Robert Wise GENRE SF USA 1952 1h32 Vostf Avec Michael Rennie, Patricia Neal, Hugh Marlowe Une soucoupe volante se pose sur Terre, susci- tant l’effroi et la curiositĂ©. À son bord se trouve Klaatu, Ă©missaire d’une race extraterrestre trĂšs avancĂ©e, qui tente de convaincre les Terriens d’abandonner l’arme nuclĂ©aire, source de dan- ger pour toute la galaxie. Dans le cas contraire, la Terre pourrait ĂȘtre dĂ©truite
 Une vĂ©ritable Ɠuvre-modĂšle de la SF, point de dĂ©part Ă  une exploration du genre avant le Star Wars de George Lucas. La p’tite leçon de cinĂ©ma La science-fiction avant La Guerre des Ă©toiles, par Boris BarbiĂ©ri. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE UNIPOP HISTOIRE 15 16h & 20h30LES VIKINGS DE RICHARD FLEISCHER ÉTATS-UNIS 1958 1H54 AVEC KIRK DOUGLAS, TONY CURTIS, JANET LEIGH
 Au Xe siĂšcle, les Vikings sĂšment la terreur sur les cĂŽtes d’Angleterre. Ragnar, le chef viking, tue le roi et viole la reine. Cette derniĂšre donne naissance Ă  Eric qui sera capturĂ© par les Vikings et Ă©levĂ© comme esclave. Devenu adulte, il affronte Einar, le fils de Ragnar, et le dĂ©figure. Quelque temps plus tard, Morgana, la future reine d’Angleterre, est enlevĂ©e par Einar qui cherche Ă  la sĂ©duire, mais elle tombe amoureuse d’Eric
 Ils n’étaient pas si nombreux, en ces annĂ©es 1950, Ă  pouvoir diriger des productions dĂ©mesurĂ©es comme Les Vikings. Richard Fleischer Ă©tait de cette trempe. Batailles fĂ©roces, reconstitution grandeur nature d’un village barbare, drakkar en flammes, combats singuliers, tout l’arsenal du grand spectacle y passe. Le charme de cette fresque aux somptueux dĂ©cors naturels rĂ©siste aux films contemporains gavĂ©s d’effets spĂ©ciaux, au format tĂ©lĂ©vision et, bien sĂ»r, au temps
 » – TĂ©lĂ©rama LES VIKINGS, UN MYTHE HISTOIRE DU VIN BORDELAIS À L’ÉPREUVE DE L’HISTOIRE par Alban Gautier L’INTERVENANT Ancien Ă©lĂšve de l’École Normale SupĂ©rieure et agrĂ©gĂ© d’histoire, Alban Gautier est professeur d’histoire mĂ©diĂ©vale Ă  l’UniversitĂ© de Caen Normandie. Ses travaux portent sur l’his- toire de l’alimentation, des pratiques sociales et politiques, et des identitĂ©s religieuses dans l’An- gleterre et l’Europe du Nord au dĂ©but du Moyen Âge. Il a publiĂ© plusieurs ouvrages, dont Le festin dans l’Angleterre anglo-saxonne 2006, Arthur 2007, Alimentations mĂ©diĂ©vales 2009 et De la mer du Nord Ă  la mer Baltique. IdentitĂ©s, contacts et communications au Moyen Âge 2012. LE COURS Cela fait longtemps maintenant que les historiens rappellent que les Vikings » n’avaient pas de cornes sur leurs casques, qu’ils ne naviguaient pas dans des drakkars, et qu’ils ne juraient pas sans cesse par Thor » et par Odin ». Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, archĂ©ologues et historiens ont poursuivi cette remise en ques- tion du mythe viking. Cette confĂ©rence tentera de mettre en lumiĂšre l’apport de ces travaux rĂ©- cents, afin de mieux comprendre qui Ă©taient ces hommes dont les activitĂ©s – guerre, commerce, piraterie, colonisation – s’étendirent de la mer Bal- tique au Portugal, et de Constantinople Ă  Terre- Neuve. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE OPÉRA DON CARLOS Giuseppe Verdi OpĂ©ra Bastille jeudi 30 novembre ⎄ 18h â€ș DIFFÉRÉ vendredi 1er dĂ©cembre ⎄ 14h â€ș DIFFÉRÉ 4h40 dont 2 entractes 20 mn et 25 mn OpĂ©ra en cinq actes 1867 Direction musicale Philippe Jordan Mise en scĂšne Krzysztof Warlikowski Philippe II Ildar Abdrazakov Don Carlos Jonas Kaufmann, Rodrigue Ludovic TĂ©zier Élisabeth de Valois Sonya Yoncheva, la princesse Eboli ElÄ«na Garanča Dans le Don Carlos de Verdi, les thĂšmes politiques, religieux, historiques, psychanalytiques, s’imbriquent les uns aux autres, resserrant toujours plus Ă©troitement peurs et tabous entre les protagonistes. Rendez-vous Septembre 2022 ➭ Juin 2023 Tous les lundis et jeudis Hors vacances scolaires > PrĂ©-programme Unipops 2022/23 Du 3 au 23 aoĂ»t 7 films RĂ©alisatrice de l'Ăąge d'or du cinĂ©ma japonais > HOMMAGE À KINUYO TANAKA Mardi 30 aoĂ»t Ă  19h Un film Ă  dĂ©couvrir en avant-premiĂšre Avec pot sympathique aprĂšs la projection > Avant-premiĂšre surprise Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot Tarif unique 4,70€ > AVANT-PREMIÈRE Mercredi 24 aoĂ»t Ă  16h Superasticot atelier pĂąte Ă  modeler et animaux en papier dĂ©coupĂ© sur rĂ©servation > AVANT-PREMIÈRE/SÉANCE ATELIER Jeudi 25 aoĂ»t Ă  14h15 La Mouette et le chat suivi d'un atelier zootrope > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  14h De l’autre cĂŽtĂ© du ciel suivi d'un atelier de fabrication de personnages en materiaux recyclĂ©s > SÉANCE ATELIER Lundi 29 aoĂ»t Ă  16h Loups tendre et loufoques suivi d'un coloriage gĂ©ant et d’une animation masque de loup > SÉANCE ANIMÉE Un snack-bar, la nuit, au coin de deux rues formant un angle aigu, totalement dĂ©sertes. Deux immenses vitres se rejoignant en une pointe arrondie et la lumiĂšre crue de l’éclairage au nĂ©on qui tombe du plafond lui donnent l’air d’un aquarium triangulaire. JuchĂ© sur un tabouret et nous tournant son dos courbĂ©, un homme trapu tient un verre. En face de lui, un couple silencieux semble tout droit sorti d’un film noir lui a un nez busquĂ© et le costume, le chapeau fedora et, entre les doigts, la cigarette d’un dĂ©tective de Dashiell Hammett ; elle a de longs cheveux roux et porte une robe rouge aux manches ne couvrant que les Ă©paules. À leur droite, devant deux grands percolateurs Ă  cafĂ© brillant de l’éclat de leur mĂ©tal, le tronc penchĂ© en avant, un serveur coiffĂ© d’un calot a les mains sous le comptoir Nighthawks. Une haute maison de style second Empire ornĂ©e de colonnades, aux toits spectaculairement mansardĂ©s, Ă  la physionomie presque humaine et Ă  l’allure Ă©trange et menaçante se dresse derriĂšre une voie ferrĂ©e. On la voit en lĂ©gĂšre contre-plongĂ©e d’un peu plus bas que le talus, obliquement illuminĂ©e et baignant dans une lumiĂšre verdĂątre House by the Railroad. Dans une rue vide de toute prĂ©sence, une longue façade couleur ocre formĂ©e par la rĂ©pĂ©tition d’élĂ©ments identiques est frappĂ©e par les rayons du soleil du matin. À l’unique Ă©tage se succĂšdent des fenĂȘtres aux stores levĂ©s ou Ă  moitiĂ© tirĂ©s. Au rez-de-chaussĂ©e, les vitrines d’une sĂ©rie de boutiques, dont celle d’un barbier, reconnaissable au poteau multicolore placĂ© devant elle ; il projette sur le trottoir une ombre trĂšs allongĂ©e, comme le fait quelques mĂštres plus loin une borne d’incendie Early Sunday Morning. Tout le monde a vu ces images, tout le monde se souvient d’elles et beaucoup d’entre nous en connaissent l’auteur ce sont des tableaux du peintre amĂ©ricain Edward Hopper. Comment expliquer l’emprise qu’elles exercent sur tous ceux qui les ont eues sous les yeux ? Pourquoi s’impriment-elles de cette façon dans notre mĂ©moire ? Pour quelle raison, mĂȘme aprĂšs les avoir vues cent fois, continue-t-on Ă  rester fascinĂ© par elles et Ă  tenter de dĂ©chiffrer leur sens ou d’élucider leur mystĂšre ? Dans son livre Un théùtre silencieux l’art d’Edward Hopper, Walter Wells a essayĂ© de rĂ©pondre Ă  ces questions. PubliĂ© en 2007, rééditĂ© en 2011, Ă©crit dans une langue Ă©lĂ©gante et remarquablement traduit en français, l’ouvrage n’est ni une vraie biographie d’Hopper, ni une analyse de son Ɠuvre Ă  la maniĂšre systĂ©matique et chronologique des livres d’histoire de l’art - une discipline qui n’est d’ailleurs pas celle de Wells. SpĂ©cialiste de langue anglaise, de littĂ©rature et d’histoire de la culture amĂ©ricaine, Walter Wells aborde Hopper en essayiste. Abondamment illustrĂ© de reproductions d’excellente qualitĂ©, le livre est structurĂ© en une suite de rĂ©flexions sur quelques thĂšmes rĂ©currents de l’Ɠuvre de Hopper, qui correspondent Ă  autant d’aspects de sa vision du monde, de sa conception de l’art et de sa personnalitĂ© les fenĂȘtres omniprĂ©sentes dans sa peinture, dont les portes sont quasiment absentes, la nuditĂ© et le nu, les rails et le chemin de fer qui apparaissent souvent sur ses toiles, la mer et les marines, l’architecture des maisons et des immeubles urbains, le théùtre, enfin, thĂšme qui sert de fil conducteur Ă  l’ouvrage. Comme l’indique le titre, l’idĂ©e de Wells est en effet que l’Ɠuvre de Hopper peut ĂȘtre dĂ©finie comme un théùtre silencieux théùtre », parce que chacune de ses toiles est comme une mise en scĂšne ; silencieux », parce que le silence est ce que presque tout le monde [...] perçoit immanquablement dans chacun de ses tableaux ». Silence des rues dĂ©sertes, des maisons isolĂ©es, des chambres vides, des trains immobiles, des routes de campagnes perdues, des motels loin de tout, des usines Ă  l’arrĂȘt, des couples qui ne se parlent pas, des petits groupes de gens muets et des personnes solitaires le plus souvent des femmes qui peuplent les peintures de Hopper. Un silence si dramatisĂ©, dit Joseph Anthony Ward dans son bel essai American Silence, et sur lequel l’accent est mis si fort, qu’il en devient le sujet et le thĂšme mĂȘme des Ɠuvres ». Pour expliquer l’effet des tableaux de Hopper, Walter Wells, lorsque c’est nĂ©cessaire, fait appel Ă  des considĂ©rations techniques sur la palette utilisĂ©e, la composition, la perspective et l’organisation de la toile. Pour en dĂ©gager la signification, il s’appuie sur les Ă©lĂ©ments pertinents de l’histoire culturelle amĂ©ricaine et de la biographie de l’artiste. Son ouvrage se veut un dialogue avec les spĂ©cialistes de Hopper, tout particuliĂšrement avec Gail Levin, auteur d’une biographie du peintre qui a significativement modifiĂ© l’image que l’on se faisait de lui. Extraordinairement taciturne NĂ© en 1882 Ă  Nyack, petite ville de l’État de New York, dans une famille de classe moyenne et trĂšs religieuse de Protestants baptistes, Hopper Ă©tait un homme puritain, conservateur en politique, de tempĂ©rament mĂ©lancolique et dĂ©pressif, introverti, extraordinairement taciturne, chroniquement fatiguĂ© et quasiment asocial. Parce qu’il dessinait avec talent, ses parents l’avaient encouragĂ© Ă  devenir illustrateur. Durant sa jeunesse, pour parfaire sa formation artistique, il fit trois sĂ©jours Ă  Paris qui le marquĂšrent pour son existence entiĂšre. Il y dĂ©couvrit les impressionnistes, plus particuliĂšrement Manet et Degas, la littĂ©rature française, qu’il aima toute sa vie, et l’univers du plaisir et de la sensualitĂ©, auquel sa morale rigoureuse lui rendait toutefois difficile de prendre part sans arriĂšre-pensĂ©es. De retour aux États-Unis, il vĂ©cut plusieurs annĂ©es en produisant des illustrations commerciales et pour les magazines, ainsi que des affiches. Au dĂ©but des annĂ©es vingt, sa vie prit un double tournant. Pour la premiĂšre fois, il exposa des Ɠuvres personnelles dans une galerie d’art et en 1924, Ă  l’ñge de 42 ans, il se maria avec une femme d’un an plus jeune que lui, Josephine Nivison, Ă©galement peintre. Durant le reste de leur longue vie, Edward et Jo Hopper allaient vivre ensemble quasiment coupĂ©s du monde, insĂ©parables mais se disputant sans arrĂȘt, pathologiquement dĂ©pendants l’un de l’autre, enfermĂ©s dans ce qu’un tĂ©moin a appelĂ© un dĂ©lire Ă  deux ». Ni l’un ni l’autre n’avaient un caractĂšre facile. CoincĂ© par son puritanisme et victime de ses forts prĂ©jugĂ©s, Edward Hopper Ă©tait un mari autoritaire, souvent brutal et d’humeur presque toujours maussade. Tout au long de leurs quarante-deux ans de vie commune, Jo Hopper a tenu un journal dans lequel elle relatait les faits de leur vie, dĂ©crivait minutieusement la prĂ©paration et l’état d’avancement de chacune des toiles de son mari et faisait Ă©tat de ses multiples dolĂ©ances Ă  son Ă©gard. Jo reprochait en particulier Ă  Hopper de ne pas accorder de valeur Ă  son propre travail artistique et de ne pas la soutenir dans ce domaine, de ne pas l’autoriser Ă  conduire leur voiture il ne s’y rĂ©soudra qu’aprĂšs des annĂ©es, ainsi que son Ă©goĂŻsme dans leurs relations physiques, qui Ă©taient commandĂ©es par les exigences de son seul plaisir leur mĂ©sentente sur ce plan Ă©tait apparemment totale. Dans sa biographie de Hopper, Gail Levin exploite abondamment le contenu de ces journaux, qu’elle tend Ă  prendre Ă  la lettre, ce dont on lui a fait grief. Les relations intenses mais pĂ©nibles du couple Hopper, dont on peut trouver un reflet dĂ©formĂ© dans les Ɠuvres d’Edward, Ă©taient paradoxales et compliquĂ©es. Moins douĂ©e artistiquement que son mari, comme Levin le reconnaĂźt elle-mĂȘme, Jo semble curieusement avoir perdu beaucoup de son talent au moment oĂč elle a commencĂ© Ă  vivre avec Hopper. Son ressentiment envers lui s’accompagnait d’une volontĂ© de s’immerger complĂštement dans sa vie. Hopper et sa femme n’avaient pas d’enfants, et Jo faisait volontiers rĂ©fĂ©rence aux tableaux d’Edward comme Ă  sa progĂ©niture. Elle avait aussi exigĂ© d’ĂȘtre la seule Ă  poser pour lui comme modĂšle Ă  partir du moment oĂč ils se sont rencontrĂ©s, toutes les femmes reprĂ©sentĂ©es dans les Ɠuvres de Hopper, nues ou habillĂ©es, jeunes ou plus ĂągĂ©es, ont Ă©tĂ© peintes d’aprĂšs Jo, transformĂ©e pour les besoins de la cause jusqu’à en devenir parfois trĂšs difficile Ă  reconnaĂźtre Ă  70 ans, elle servit de modĂšle pour des personnages de femme nettement plus jeunes. Edward Hopper et sa femme vĂ©curent toute leur vie dans un petit appartement sans confort situĂ© Ă  Greenwich Village Ă  New York, au sommet d’un immeuble dĂ©pourvu d’ascenseur, auquel on accĂ©dait par 74 marches qu’ils grimpĂšrent quotidiennement jusqu’à leur mort, Ă  un an d’intervalle, Ă  85 ans tous les deux, lui avant elle. Ils ne le quittaient que pour passer l’étĂ© dans leur petite propriĂ©tĂ© de Cap Cod, sur la cĂŽte de Nouvelle-Angleterre, rĂ©gion que Hopper aimait viscĂ©ralement », comme le dit la romanciĂšre Anne Proulx dans son beau portrait du peintre. À quelques reprises, ils l’abandonnĂšrent aussi pour des excursions touristiques, notamment dans l’ouest des États-Unis et au Mexique. Une sorte de littĂ©rature visuelle Walter Wells met bien en Ă©vidence la place que tenait la littĂ©rature dans la vie de Hopper, l’influence qu’ont pu exercer ses lectures sur sa peinture et la dimension littĂ©raire de ses Ɠuvres. Solitaire et apprĂ©ciant peu la compagnie, Hopper, comme Jo, lisait beaucoup, en anglais et en français. Ralf Waldo Emerson et Henry David Thoreau, les penseurs de la Nouvelle-Angleterre, figuraient parmi ses auteurs prĂ©fĂ©rĂ©s, ainsi que, notamment, Herman Melville, Sherwood Anderson, Walt Whitman, Ernest Hemingway, Henrik Ibsen, et, pour les français, Montaigne et Paul ValĂ©ry parce que Hopper rapporte avoir beaucoup aimĂ© la nouvelle de Hemingway Les tueurs, Gail Levin soutient qu’elle a inspirĂ© la scĂšne reprĂ©sentĂ©e dans Nighthawks, mais ceci est pure conjecture. Du fait de cette forte culture littĂ©raire, la peinture de Hopper, n’hĂ©site pas Ă  avancer Walter Wells, s’apparente Ă  une sorte de littĂ©rature visuelle ». Dans chacune de ses tableaux », Ă©crivait John Updike, Hopper semble sur le point de raconter une histoire ». Walter Wells est encore plus prĂ©cis Dans ses tableaux, quelque chose se passe, silencieusement. Et s’il ne se passe rien, c’est qu’il est arrivĂ© quelque chose ou que quelque chose est sur le point de se produire ». Hopper et Jo avaient d’ailleurs pour pratique de donner des noms aux diffĂ©rents personnages reprĂ©sentĂ©s sur les toiles, et de leur inventer une vie et des habitudes. Une vue superficielle de la peinture de Hopper et des raisons pour lesquelles elle retient l’attention est qu’elle est rĂ©aliste et dĂ©peint la vie amĂ©ricaine, plus particuliĂšrement la vie amĂ©ricaine des annĂ©es trente. Qu’Edward Hopper ait façonnĂ© l’image que les AmĂ©ricains eux-mĂȘmes et le reste du monde se font des États-Unis est incontestable. Comme le dit Robert Hughes dans sa belle histoire de la peinture amĂ©ricaine Ses images sont devenues une composante du grain et de la texture de l’expĂ©rience amĂ©ricaine, et mĂȘme aujourd’hui [
] il est impossible de voir l’AmĂ©rique autrement que rĂ©fractĂ©e par elles. [
] L’ effet Hopper » est particuliĂšrement prononcĂ© Ă  New York, oĂč des Hoppers sont partout un homme regardant par la fenĂȘtre, un rayon de soleil sur une corniche, le lobby d’un hĂŽtel de troisiĂšme classe ». Et de toutes les AmĂ©riques, celle que les toiles d’Edward Hopper semblent avoir le mieux capturĂ© est celle de la Nouvelle-Angleterre de l’entre-deux guerres, oĂč ce qui subsistait de la tradition luttait contre l’irrĂ©sistible montĂ©e de la modernitĂ©. La peinture d’Edward Hopper n’est est pas moins trĂšs diffĂ©rente de celle des grands rĂ©alistes amĂ©ricains comme Winslow Homer ou Thomas Eakins, a fortiori des Ɠuvres d’un illustrateur comme Norman Rockwell - trois artistes auxquels on l’a parfois comparĂ©. S’il fallait rapprocher Hopper d’un peintre rĂ©aliste, ce serait plutĂŽt Charles Burchfield, qu’il admirait et dont les tableaux baignent dans une atmosphĂšre de mystĂšre qui n’est pas sans rappeler celle de ses Ɠuvres. Hopper dĂ©testait d’ailleurs l’expression de scĂšne amĂ©ricaine » employĂ©e par les critiques Ă  son propos et se dĂ©fendait de vouloir peindre la rĂ©alitĂ© des États-Unis. InterrogĂ© au sujet des raisons qui le dĂ©terminaient Ă  choisir un sujet plutĂŽt qu’un autre, il rĂ©pondit un jour Je ne sais pas exactement, sinon qu’ils sont les meilleurs mĂ©diums pour la synthĂšse de mon expĂ©rience intĂ©rieure ». De fait, le monde que montrent les toiles de Hopper est moins le monde tel qu’il est rĂ©ellement que l’image mentale que nous produisons dans notre esprit sur la base des sensations et des Ă©motions que son spectacle suscite en nous. Hopper a toujours Ă©tĂ© peu loquace, elliptique et ambivalent au sujet de ses toiles et de leur signification. Cette histoire de solitude a Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©e », dit-il ainsi Ă  une occasion. Et Ă  propos d’un de ses derniĂšres Ɠuvres, Sun in an Empty Room, qui comme son titre l’indique, montre une piĂšce vide dont un mur est illuminĂ© par le soleil Quand j’étais Ă  l’école [
] nous nous demandions Ă  quoi pouvait ressembler une chambre quand il n’y avait personne pour la voir ». PlutĂŽt que de reprĂ©senter des individus posant et grimaçant », avouait-il quelques annĂ©es auparavant Ă  Lloyd Goodrich, auteur de sa premiĂšre biographie, ce que je voulais Ă©tait peindre la lumiĂšre du soleil sur le mur d’une maison ». C’est ce qu’il a fait dans cette peinture, ainsi que dans une autre, antĂ©rieure, dont on la rapproche naturellement, Rooms by the Sea, qui reprĂ©sente deux piĂšces ouvertes sur la mer, sur les murs et le sol desquels se dĂ©verse le soleil. Dans ses explications, Hopper soulignait aussi parfois certains Ă©lĂ©ments de ses tableaux au dĂ©triment d’autres. Avec Nighthawks, il affirmait ainsi avoir sans doute inconsciemment voulu reprĂ©senter la solitude des grandes villes » cette solitude de la foule solitaire » du sociologue David Riesman, souvent citĂ© Ă  propos de Hopper. Ce n’est pourtant lĂ  qu’une dimension du tableau. Comme le fait justement remarquer Walter Wells, le snack-bar illuminĂ© peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un de ces lieux de refuge » que mettent frĂ©quemment en valeur les toiles de Hopper refuges contre les pĂ©rils de la nuit urbaine, mais aussi la sauvagerie d’une nature prĂ©sentĂ©e comme hostile chez Hopper, les arbres et la forĂȘt ont toujours un air un peu effrayant. Un art de la soustraction Plusieurs crĂ©ations de Hopper Ă©voquent les Ɠuvres de peintres surrĂ©alistes comme RenĂ© Magritte ou Paul Delvaux, et les images des phares de Cap Cod qu’il aimait peindre font venir Ă  l’esprit les tours dĂ©solĂ©es et les paysages urbains fantastiques de Giorgio de Chirico. InfluencĂ© par la peinture d’intĂ©rieur hollandaise de Vermeer, Pieter de Hooch et Jan Steen, ainsi que les Ɠuvres romantiques de David Caspar Friedrich, Hopper, qui Ă  la fin de sa vie se disait impressionniste, Ă©tait en rĂ©alitĂ© trĂšs Ă©loignĂ© de l’approche intellectuelle des surrĂ©alistes. Mais il partageait avec eux l’habitude de composer des images essentiellement inventĂ©es. Un des procĂ©dĂ©s qu’il utilisait Ă  cette fin, bien mis en lumiĂšre par Walter Wells, est la simplification. Toujours trĂšs dĂ©pouillĂ©es, les images de Hopper ne comprennent que peu d’élĂ©ments, et jamais aucun qui soit purement dĂ©coratif ou ornemental Ă  une exception prĂšs, les piĂšces de ses maisons ne contiennent pas de fleurs, et ses personnages fĂ©minins ne portent jamais de bijoux. L’art d’Edward Hopper, dit trĂšs bien le critique Morris Dickstein, est un art de la soustraction. Une autre caractĂ©ristique des images de Hopper est qu’elles sont toujours le produit de la fusion d’élĂ©ments existants, retravaillĂ©s par le souvenir et l’imagination. Ceux qui sont partis Ă  la recherche du snack-bar ayant servi de modĂšle Ă  celui de Nighthawks, par exemple, sur la base des renseignements assez vagues donnĂ©s par Hopper, sont revenus bredouilles et déçus. Si un Ă©tablissement de ce type a bien existĂ© aux environs de l’endroit mentionnĂ© par Hopper, ce n’était pas exactement Ă  l’emplacement indiquĂ©, et il n’avait que peu de points communs avec le diner qui figure dans le tableau. De mĂȘme, la salle de cinĂ©ma au dĂ©cor kitch de velours rouge et de colonnades torsadĂ©es du trĂšs beau New York Movie, qui montre une ouvreuse appuyĂ©e sur le mur et perdue dans ses pensĂ©es tandis que l’on projette un film non identifiable devant une poignĂ©e de spectateurs, est une synthĂšse de quatre cinĂ©mas de Manhattan. À quoi bon, alors », fait justement valoir Alain Cueff dans son rĂ©cent essai sur le peintre, chercher Ă  identifier tel lieu prĂ©cis dans New York ou ses environs qui pourrait correspondre Ă  tel ou tel tableau ? Le monde subjectif n’est que la somme des perceptions passĂ©es et actuelles ». C’est son monde intĂ©rieur que peignait avant tout Hopper, et comme l’écrit John Updike, s’il ne s’était pas tournĂ© vers sa rĂ©alitĂ© intĂ©rieure, Hopper n’aurait pas peint des Hoppers ». Certains ont affirmĂ© qu’Edward Hopper Ă©tait un mauvais peintre, qu’il ne savait notamment pas rendre les visages. Hopper ne peignait pas bien les gens », a par exemple Ă©crit John Updike, et Clement Geenberg a fameusement dĂ©clarĂ© Il se trouve que Hopper n’est pas un bon peintre ». Il ajoutait toutefois S’il Ă©tait meilleur peintre, il ne serait sans doute pas un artiste aussi supĂ©rieur ». Walter Wells s’inscrit en faux contre de tels jugements. Hopper Ă©tait un artiste lent et parcimonieux. En plus de soixante ans de vie active, il n’a produit que quelques centaines de toiles et de dessins. Toutes ses Ɠuvres Ă©taient longuement prĂ©parĂ©es, prĂ©cĂ©dĂ©es de multiples esquisses et il pouvait rester de longs mois sans rien achever, surtout Ă  la fin de sa vie. Mais c’était un crĂ©ateur qui maĂźtrisait parfaitement sa technique, tout Ă  fait capable, par exemple, de restituer fidĂšlement les traits d’un visage. Lorsqu’il les laissait dans l’indistinction, c’était de propos dĂ©libĂ©rĂ©, et s’il lui arrivait de violer les rĂšgles de la perspective, c’était en pleine connaissance de cause, Ă  des fins dramatiques. ObsĂ©dĂ© par la lumiĂšre Un point sur lequel personne ne conteste son extraordinaire talent est le traitement de la lumiĂšre. Hopper Ă©tait obsĂ©dĂ© par la lumiĂšre, qu’il identifiait Ă  la vie mĂȘme. Dans ses tableaux, elle est omniprĂ©sente, si ostensiblement mise en avant qu’il la dĂ©crivait lui-mĂȘme souvent un peu trop rapidement et succinctement, Ă  sa maniĂšre laconique habituelle comme leur vĂ©ritable sujet. De Second Story Sunlight, par exemple, qui met en scĂšne deux femmes, l’une jeune, l’autre plus ĂągĂ©e, sur la terrasse d’une maison au toit triangulaire exposĂ©e au soleil, il a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait une tentative [
] de peindre la lumiĂšre du soleil dans la mesure du possible sans pigment jaune ». À un critique qui l’interrogeait au sujet de l’extraordinaire Summer Evening, un des tableaux les plus rĂ©ussis de Hopper » dĂ©crĂšte avec justesse Walter Wells, qui reprĂ©sente un jeune couple dans une situation de grande tension psychologique sous le porche Ă©clairĂ© d’un bungalow par une chaude soirĂ©e d’étĂ©, Hopper, peut-ĂȘtre il est vrai en partie pour Ă©luder la question embarrassante de la signification rĂ©elle du tableau, mais en des termes trĂšs rĂ©vĂ©lateurs, affirma que le seul intĂ©rĂȘt qu’il lui voyait Ă©tait la lumiĂšre qui ruisselle et la nuit tout autour ». LumiĂšre oblique jaune et vive du matin, douce et orangĂ©e du crĂ©puscule, lumiĂšre verticale de midi ou chaude de l’aprĂšs-midi, dans tous les tableaux de Hopper, on sait toujours Ă  quel moment de la journĂ©e on se trouve. Et dans les vues d’intĂ©rieur et les images nocturnes, la lumiĂšre artificielle lumiĂšre brutale des tubes Ă  fluorescence, plus douce des ampoules Ă  incandescence, ses effets sur les murs et les planchers, comme ses reflets dans les vitres, sont constamment traitĂ©s avec la mĂȘme attention respectueuse et quasiment amoureuse. Dans l’ensemble, Walter Wells analyse les tableaux d’Hopper avec beaucoup de pĂ©nĂ©tration et de finesse. L’organisation du livre par grand thĂšmes, et les multiples rapprochements Ă©clairants de tableaux d’époque parfois trĂšs Ă©loignĂ©es qu’elle permet, contribuent Ă  faire saisir l’unitĂ© d’inspiration de l’Ɠuvre de Hopper et aident beaucoup le lecteur Ă  entrer dans l’univers psychologique, mental et imaginaire si particulier du peintre. La principale faiblesse de l’ouvrage, mais elle est de taille, si grave en vĂ©ritĂ© qu’elle gĂąche presque le plaisir de sa lecture Ă  de nombreuses pages, est le recours dĂ©routant et exaspĂ©rant rĂ©guliĂšrement fait par Wells Ă  ce qu’il faut bien appeler des interprĂ©tations psychanalytiques bon marchĂ©, si grotesques qu’on les dirait parodiques. Hopper avait lu et apprĂ©ciĂ© Freud et Jung, il attribuait beaucoup d’importance Ă  la vie mentale inconsciente, sa personnalitĂ© Ă©tait Ă  bien des Ă©gards un nƓud de problĂšmes psychologiques et, sous une forme le plus souvent oblique et allusive, la sexualitĂ© est trĂšs prĂ©sente dans ses Ɠuvres. Mais identifier systĂ©matiquement, comme le fait Wells, chaque objet long poteau, colonne ou phare avec un phallus, et chaque trou, cavitĂ© ou tunnel avec un vagin ; faire rĂ©fĂ©rence Ă  n’importe quel propos Ă  la figure de la mĂšre et au conflit Ɠdipien mal rĂ©solu, c’est tomber dans des caricatures d’explication tellement rĂ©ductrices et ridicules qu’il faut une Ă©norme dose de bonne volontĂ© pour ne pas refermer immĂ©diatement le livre. Hitchcock et Wim Wenders Wells Ă©voque bien entendu les relations notoirement Ă©troites qu’entretiennent l’Ɠuvre de Hopper et le cinĂ©ma. Grand amateur de films comme Jo, il apprĂ©ciait aussi beaucoup le théùtre, Hopper a fortement Ă©tĂ© marquĂ© par le cinĂ©ma, notamment le cinĂ©ma expressionniste allemand et les films de gangsters amĂ©ricains des annĂ©es trente. Et ce que le cinĂ©ma lui a donnĂ©, selon la formule consacrĂ©e, il le lui a rendu avec intĂ©rĂȘt. De tous les peintres du vingtiĂšme siĂšcle, Hopper est celui qui a le plus profondĂ©ment influencĂ© le septiĂšme art. La frĂ©quentation des salles obscures a renforcĂ© le goĂ»t spontanĂ© qu’avait Hopper pour le format horizontal. Au cinĂ©ma, Hopper a notamment empruntĂ© ses cadrages, ce qu’on est tentĂ© d’appeler ses angles de prise de vue » beaucoup de ses tableaux sont peints en plongĂ©e ou en contre-plongĂ©e, la technique des Ă©clairages et des jeux d’ombre, ainsi que des thĂšmes et des situations. Ces mĂȘmes Ă©lĂ©ments, comme certaines atmosphĂšres, font partie de ce que le peintre a transmis en retour aux cinĂ©astes. Plusieurs toiles de Hopper, Ă  commencer par Nighthawks, ont clairement contribuĂ© Ă  dĂ©finir l’esthĂ©tique du film noir. L’influence la plus frĂ©quemment mentionnĂ©e est bien sĂ»r celle que Hopper a exercĂ©e sur le cinĂ©ma d’Alfred Hitchcock, pleinement reconnue par l’intĂ©ressĂ©. Comme on sait, la maison de Norman Bates jouĂ© par Anthony Perkins dans Psychose est identiquement l’inquiĂ©tante bĂątisse reprĂ©sentĂ©e dans House by the Railroad qu’on retrouve d’ailleurs dans GĂ©ant, le dernier film de James Dean et dans Les moissons du ciel de Terrence Malick, et qui a inspirĂ© la maison hantĂ©e du dessin animĂ© La famille Adams et celle de Disneyland. Mais il y a bien d’autres exemples, y compris dans Psychose. La vue plongeante d’un immeuble surgissant d’un paysage urbain sur laquelle s’ouvre le film, Ă©voque ainsi irrĂ©sistiblement une autre toile de Hopper intitulĂ©e The City. FenĂȘtre sur cour est tout entier une espĂšce d’hommage aux nombreux tableaux voyeurs de Hopper, oĂč le regard pĂ©nĂštre dans l’intimitĂ© d’un intĂ©rieur domestique ou de bureau par une fenĂȘtre Ă©clairĂ©e. L’influence de Hopper sur Hitchcock a Ă©galement Ă©tĂ© relevĂ©e dans Vertigo, et Alain Cueff en a trouvĂ© des traces dans Marnie, L’ombre d’un doute et mĂȘme La corde, dont l’action, filmĂ©e en un plan-sĂ©quence unique, se dĂ©roule entiĂšrement dans une piĂšce situĂ©e au dernier Ă©tage d’un building new-yorkais. DĂ©tresse mĂ©taphysique Un autre rĂ©alisateur revendiquant ouvertement l’influence de Hopper est Wim Wenders, qui s’est souvent exprimĂ© avec chaleur Ă  son sujet et dont plusieurs films, notamment ses films amĂ©ricains », contiennent des rĂ©fĂ©rences ostensibles Ă  sa peinture. On dira la mĂȘme chose des rĂ©alisations de David Lynch, dont les images rappellent souvent celles de Hopper, en plus morbide toutefois, Lynch tendant Ă  y introduire une ambiance trouble absente des modĂšles dont il s’inspire. Mais la liste ne s’arrĂȘte pas lĂ . Des Ă©chos des tableaux de Hopper apparaissent aussi chez Michelangelo Antonioni et Jim Jarmusch ; l’adaptation Ă  l’écran, par Robert Siodmak, de la nouvelle de Hemingway censĂ©e avoir inspirĂ©e Nighthawks comporte une scĂšne qui se passe dans un dĂ©cor rappelant clairement le tableau ; le critique de cinĂ©ma Philip French affirme avoir relevĂ© la prĂ©sence des Ɠuvres de Hopper derriĂšre pratiquement chaque plan » de Picnic de Josuah Logan, qui dĂ©crit la dĂ©sespĂ©rante monotonie et l’ennui profond de la vie dans une petite ville du Middle West, ainsi que dans Road to Perdition de Sam Mendes, dont l’action se passe Ă  l’époque de la prohibition. L’astucieux analyste d’images Alain Korkos a de surcroĂźt documentĂ© l’influence de Hopper sur le cinĂ©ma d’Andrzej Wajda et celui de Woody Allen. L’inventaire pourrait se poursuivre longtemps, tant nombreux sont les rĂ©alisateurs et chefs-opĂ©rateurs, par dĂ©finition hommes d’image, que les Ɠuvres de Hopper ont impressionnĂ©s. Ce n’est pas le fruit du hasard. Entre Hopper et le cinĂ©ma existait une affinitĂ© profonde. Comme le fait pertinemment remarquer le critique Peter Schjeldahl Ses tableaux ne sont pas ceux d’un observateur du monde visible mais d’un metteur en scĂšne propulsĂ© par son imagination [
] Hopper a compris la mĂ©taphysique du cinĂ©ma comme aucun autre artiste jusque, peut-ĂȘtre, Andy Warhol, et mieux que tous les rĂ©alisateurs, sauf les plus grands ». L’Ɠuvre de Hopper a Ă©galement eu un certain impact sur la photographie. Par leur apparent rĂ©alisme, leur contenu psychologique et sociologique, leur caractĂšre trĂšs construit et le rĂŽle qu’y jouent les angles de prise de vue, les cadrages, les ombres et les lumiĂšres, ses tableaux Ă©voquent les Ɠuvres de photographes contemporains. De Hopper », va jusqu’à Ă©crire l'essayiste anglais Geoff Dyer, on pourrait affirmer qu’il est le photographe amĂ©ricain le plus influent du XXĂšme siĂšcle, bien qu’il n’ait jamais pris lui-mĂȘme la moindre photographie ». Des traces de l’influence de Hopper sont Ă©videntes dans les photos en noir et blanc de Robert Adams et celles, en couleur, de William Eggleston et de Stephen Shore carrefours dĂ©serts, routes bordĂ©es de poteaux tĂ©lĂ©phoniques qui se perdent au loin, stations-service sous le soleil. On a Ă©galement suggĂ©rĂ© que l’esprit de Hopper est prĂ©sent chez Walker Evans, Robert Frank et Diane Arbus. Si c’est le cas, c’est de maniĂšre moins manifeste. Dans les images de ces photographes proches de la tradition documentaire et du reportage, l’élĂ©ment social et humain tend en effet Ă  prendre une place centrale qu’il n’occupe pas dans les tableaux du peintre. Un photographe Ă  propos duquel on Ă©voque systĂ©matiquement le nom de Hopper est Gregory Crewdson davantage que photographe, Crewdson devrait en rĂ©alitĂ© ĂȘtre baptisĂ© un metteur en scĂšne d’images fixes, parce que ses compositions trĂšs calculĂ©es sont rĂ©alisĂ©es avec tous les moyens techniques, la logistique et la mĂ©ticulositĂ© de plans de cinĂ©ma. DerriĂšre les similitudes superficielles, on a cependant affaire Ă  deux univers substantiellement diffĂ©rents. Des images de Crewdson Ă©mane une impression de sordide totalement absente des Ɠuvres d’Edward Hopper. Hopper ne peint jamais des placards bĂ©ants, des matelas Ă©ventrĂ©s, des intĂ©rieurs kitchs, vĂ©tustes et saccagĂ©s ou des caravanes rouillĂ©es. Il est le peintre de la dĂ©tresse mĂ©taphysique et de la misĂšre affective, pas celui de la pauvretĂ© matĂ©rielle, de la dĂ©chĂ©ance physique ou de l’indigence culturelle. Dans ses tableaux, les chambres sont propres et fraĂźches et les pavillons en bon Ă©tat ; les protagonistes sont le plus frĂ©quemment des personnes issues de la classe moyenne, leur maintien est toujours exempt de laisser-aller et on les voit souvent en train de lire. Une trompeuse apparence de simplicitĂ© À cĂŽtĂ© de cet hĂ©ritage sĂ©rieux, les images d’Edward Hopper ont donnĂ© lieu Ă  de nombreuses rĂ©cupĂ©rations humoristiques et citations parodiques. C’est tout particuliĂšrement le cas du plus emblĂ©matique de ses tableaux, Nighthawks, dont il existe de multiples versions fantaisistes - l’une d’entre elles met en scĂšne Humphrey Bogart, James Dean, Marilyn Monroe et Elvis Presley. Les tableaux de Hopper ont par ailleurs servi Ă  illustrer des centaines de couvertures de livres, plus particuliĂšrement de romanciers amĂ©ricains, on en a fait d’innombrables affiches et elles ornent souvent les calendriers. Cette multiplication, autour de nous, d’échantillons de l’univers d’Edward Hopper ou de rĂ©fĂ©rences Ă  sa peinture explique en partie pourquoi ses images nous semblent si familiĂšres. Mais l’effet puissant que ces images continuent Ă  faire sur nous, la profondeur Ă  laquelle elles sont enracinĂ©es dans notre imaginaire, la difficultĂ© que l’on Ă©prouve Ă  s’en dĂ©tacher, tiennent Ă  d’autres raisons, bien identifiĂ©es et longuement dĂ©crites par Walter Wells leur perfection formelle, leur charge Ă©motionnelle, leur Ă©loquence muette, leur puissance dramatique, leur caractĂšre Ă©nigmatique, sous une trompeuse apparence de simplicitĂ©. Un théùtre silencieux se referme symboliquement sur une reproduction du dernier tableau peint par Edward Hopper, lui-mĂȘme Ă©minemment symbolique. IntitulĂ© Two Comedians, il reprĂ©sente deux acteurs costumĂ©s en Pierrot et Pierrette, les fameux personnages de la Commedia dell’arte, debouts au bord d’une scĂšne de théùtre, vus du parterre en contre-plongĂ©e, se tenant par la main et s’inclinant lĂ©gĂšrement pour saluer le public. Rappel de la plus remarquable toile de jeunesse de Hopper, Soir bleu, au centre de laquelle apparaĂźt, assis en compagnie louche Ă  la table d’une terrasse de cafĂ©, une cigarette aux lĂšvres, un clown outrageusement fardĂ© en tenue de scĂšne et collerette blanches qui prĂ©sente une forte ressemblance avec le peintre, le tableau, qui fait aussi Ă©cho au Pierrot de Watteau et aux images du film Les enfants du paradis de Marcel CarnĂ©, est Ă  la fois une Ă©vocation de l’existence singuliĂšre et solitaire des artistes et un hommage de Hopper Ă  celle qui a Ă©tĂ© sa collaboratrice, au titre de son modĂšle, durant plus de quarante ans. À 83 ans, Hopper livrait avec cette Ɠuvre d’adieu l’ultime de ces dizaines de tableaux simples bien que mystĂ©rieux, banals bien que poĂ©tiques, familiers bien qu’insondables » Walter Wells, dont il nous a gratifiĂ©s, la derniĂšre de ces images envoĂ»tantes et impossibles Ă  oublier dont il a enrichi notre univers visuel. Michel AndrĂ© Please verify you are a human Access to this page has been denied because we believe you are using automation tools to browse the website. This may happen as a result of the following Javascript is disabled or blocked by an extension ad blockers for example Your browser does not support cookies Please make sure that Javascript and cookies are enabled on your browser and that you are not blocking them from loading. Reference ID 7e367e9c-2380-11ed-82e3-517652626261 Ce sont des dĂ©tails qui sont rarement anodins. Il y a quelques semaines, Le Figaro Immobilier dĂ©cryptait la notion atypique» qui envahit les petites annonces immobiliĂšres. Aujourd’hui, on peut qualifier tout et n’importe quoi d’atypique, et parfois les choses qu’on ne sait pas vendre», expliquait alors CĂ©dric Resche, associĂ© d’Ateliers, Lofts & AssociĂ©s Ă  Paris. Parfois, il est donc prĂ©fĂ©rable de dire les choses plutĂŽt que de chercher Ă  les dissimuler. C’est inĂ©vitable il existe, dans les biens immobiliers, de rĂ©elles imperfections qu’il est parfois impossible de gommer, et qu’il faut prendre en ne sont pas majoritaires - heureusement! - sur le marchĂ©, ils sont bien prĂ©sents, et plus nombreux qu’on ne le pense. Qu’appelle-t-on donc un logement imparfait»? Il s’agit d’un bien qui a un dĂ©faut manifeste, tel que le bruit, la quasi absence de lumiĂšre engendrĂ©e par une exposition trop faible, l’absence d’ascenseur pour accĂ©der Ă  un appartement situĂ© dans les Ă©tages Ă©levĂ©s, agencement peu heureux des piĂšces et de l’espace... VoilĂ  pour les plus courants. Ensuite viennent des dĂ©tails extĂ©rieurs comme la prĂ©sence d’élĂ©ments nĂ©fastes antennes relais, voix ferrĂ©e Ă  proximitĂ© du logement...Une dĂ©cote pouvant atteindre 30%Si la gĂȘne occasionnĂ©e par l’imperfection est variable en fonction des sensibilitĂ©s de chaque acheteur, toute imperfection peut gĂ©nĂ©rer une baisse de prix... dont le montant est lui aussi variable! La prĂ©sence d’une imperfection peut vous permettre de rĂ©aliser une Ă©conomie allant parfois jusqu’à 30 % du prix du marchĂ©. La dĂ©cote qui est appliquĂ©e correspond gĂ©nĂ©ralement au montant des travaux qui sont nĂ©cessaires afin de rectifier les imperfections du bien, lorsque des modifications sont envisageables! Cela n’est pas toujours le cas, notamment dans le cas d’imperfections extĂ©rieures au bien comme une antenne relais, par exemple.Tout cela est assez alĂ©atoire. Difficile, donc, d’avoir des chiffres prĂ©cis sur les dĂ©cotes qui peuvent ĂȘtre appliquĂ©es. NĂ©anmoins, voici les tendances que l’on peut observer une exposition nord - et donc un bien trĂšs sombre - peut engendrer une baisse de prix de 10 Ă  15%. Un logement trop exposĂ© au bruit qui est dĂ» Ă  une artĂšre trĂšs bruyante ou une voie ferrĂ©e comme le mĂ©tro aĂ©rien peut amener une dĂ©cote allant de 10 Ă  30%. Si un appartement est situĂ© dans un immeuble sans ascenseur, le prix baisse de 5% par Ă©tage dĂ©passant le troisiĂšme. Autre cas de figure si le bien est mal agencĂ©, le peut prix dĂ©gringoler de 5 Ă  20 %, selon l’espace jugĂ© perdu». DerniĂšre occurrence un logement prĂšs d’un cimetiĂšre - de surcroĂźt avec une vue plongeante sur ce dernier - peut se nĂ©gocier 30 % moins cher que son prix il n’est pas inutile de rappeler que certains Ă©lĂ©ments demeurent beaucoup plus significatifs que ces imperfections pour dĂ©terminer la valeur d’un bien, Ă  commencer par l’emplacement, ainsi que le standing de l’immeuble ou de l’appartement. À titre d’exemple, il paraĂźt trĂšs compliquĂ© d’obtenir un rabais de 30% pour un bel appartement familial dans le VIe arrondissement de Paris, juste sous prĂ©texte que le boulevard passant sous les fenĂȘtres est trop bruyant.

edward hopper maison au bord de la voie ferrée